Serviettes hygiéniques règles

Les premières règles, tout ce qu'il faut savoir

Tu viens d’avoir, ou tu attends tes premières règles ? Cet article est fait pour toi !

Dans la vie d’une personne menstruée (NB : les menstruations c’est le nom sérieux des règles), avoir ses règles, c’est constater un certain nombre de changements et de nouvelles habitudes à adopter.

 

Parce que parfois, cette perspective peut faire un peu peur, nous avons décidé de créer le mode d’emploi des premières règles !

Alors pas de panique, tes règles ne changeront pas toute ta vie non plus ! Cependant, il est important que tu sois assez informé.e sur ce qui se passe dans ton corps pour pouvoir les vivre au mieux !

Physiologiquement, tu pourras tout comprendre du fabuleux manège de notre système hormonal en lisant notre article « Les règles, qu’est-ce que c’est ? ».

 

Et pour ce qui est du pratico-pratique, c’est ici que ça se passe : concrètement, comment on vit avec du sang qui coule entre nos jambes une fois par mois ?

On t’explique tout !

Serviettes hygiéniques règles

I - Avant l’arrivée des premières règles

Peut-être as-tu constaté ces derniers mois que ton corps avait quelque peu changé ?

C’est tout à fait normal, c’est ce qu’on appelle : la puberté.

Elle survient généralement chez les personnes possédant un vagin vers 10/12 ans, (et chez les personnes ayant un pénis, un chouilla plus tard, 11/13 ans).

Voici les signes de notre puberté.

 

1. La poitrine qui pousse

 

Est-ce que tu sens une espèce de boule dans tes seins, parfois un peu douloureuse ? Ce sont tes glandes mammaires qui grossissent !

La taille de tes seins est très souvent génétique, certain.es vont avoir naturellement une poitrine généreuse, tandis que d’autres n’auront pratiquement pas de seins. La forme varie également, certains seins sont ronds, d’autres en forme de poire, plus ou moins fermes…

Toutes les poitrines sont normales … et toutes les poitrines sont jolies !

Pas de complexe, sens-toi bien dans tes seins !

 

Si tu le souhaites, tu peux porter un soutien-gorge pour soutenir ta poitrine. Mais tu n’es pas obligé.e, c’est toi qui choisis ! Tu verras d’ailleurs tout au long de cet article, que lorsque l’on parle de ton corps, personne ne décidera mieux que toi.

Si tu veux en porter, alors nous te conseillons d’aller dans la boutique de lingerie de ton choix et de demander à un.e vendeur.se de prendre tes mesures pour choisir le soutien-gorge adapté (au début, on galère un peu entre la profondeur du bonnet A, B, C, D… et le tour de poitrine 85, 90, 95…).

 

2. La pilosité

 

Tu as aussi sans doute remarqué que tes poils étaient devenus plus drus et plus noirs. Une fois de plus, rien d’anormal !

Ils sont plus ou moins visibles selon les personnes. Ils peuvent être présents sous tes aisselles, sur tes jambes, sur ta vulve.

Certaines personnes préfèrent enlever ces poils, d’autres aiment les garder car les poils, ce n’est ni sale, ni dangereux.

A toi de voir comment tu te sens à l’aise.

 

3. Les pertes blanches

 

Les pertes, ce sont les tâches blanchâtres un peu visqueuses que tu retrouves au fond de ta culotte. Elles ne sont pas inquiétantes, et attestent de la bonne santé de ta flore vaginale.

Sois bien attentive à ces dernières, elles peuvent essayer de te faire passer des messages ! Elles peuvent devenir plus abondantes, plus odorantes ou changer de couleur lors d’une infection par exemple. Si tu constates des changements notables, tu peux en parler avec ton médecin.

Si elles te gênent, n’hésite pas à porter des protège-culottes, mais encore une fois, ce n’est pas obligatoire. Et tant qu’à faire, préfère des marques de protections en coton bio, pour limiter les risques d’irritation.

 

4. L’éveil de ta sexualité

 

On a souvent honte de parler de sexualité avec ses parents ou ses ami.es.

Pourtant, elle n’a rien d’honteux ! Ressentir du désir fait partie de la vie (sauf pour les personnes asexuelles, faisant partie de la communauté LGBTQIA+, qui ne ressentent pas de désir sexuel, et c’est ok aussi !).

Tu peux commencer à explorer ta sexualité à ton rythme, en te caressant, ou te masturbant par exemple. Mais zéro pression ! Tu as toute la vie devant toi pour découvrir ton corps…

 

II – Choisir les bonnes protections hygiéniques

 

Quand on évoque l’hygiène intime, on parle de « protections hygiéniques ». Alors rassure-toi, on ne doit pas se protéger des règles en elles-mêmes ! Elles ne sont ni dangereuses, ni sales, ni honteuses !

En fait, on entend surtout par-là, protéger ses vêtements et sous-vêtements (et ton budget lessive !). Et pour ça, il existe un tas de produits.

 

En voici quelques-unes :

 

  1. Les serviettes hygiéniques

Serviettes Hygiéniques Fava

 

C’est une protection dite « externe », c’est-à-dire que tu ne l’insères pas dans ton vagin. Grâce à sa bande adhésive, tu peux la coller à ta culotte, et elle se chargera d’absorber ton flux. Oui, pour les règles, on parle de « flux » pour parler du sang. Elle se change plusieurs fois par jour, selon l’abondance de tes flux, et la taille de la serviette choisie.

 

  1. Les tampons

Tampons réguliers Fava

 

Petit tube blanc en coton, il vient se mettre dans le vagin pour absorber ton flux. A l’arrière, se trouve une petite ficelle que tu laisses dépasser de ton vagin, afin de pouvoir le retirer simplement. S’il est bien positionné, tu ne le sentiras même pas ! Les tampons existent aussi en différentes tailles. N’hésite pas à commencer par les petits tampons, qui sont plus faciles à insérer.

Ils existent avec ou sans applicateur – avec applicateur, il s’agit de tirer l’arrière de la « fusée », d’insérer le haut de la fusée et de venir pousser à l’arrière, comme si tu tenais une seringue (ou les glaces des enfants !).

Et, au fait, j’oubliais : tu peux porter des tampons en étant vierge… et ils ne te la voleront pas !

 

  1. La culotte menstruelle

Culotte menstruelle Fava

 

Tout comme tes culottes normales, la culotte menstruelle s’enfile facilement, et s’assure d’absorber ton flux. A la fin de journée ou de la nuit, il suffit de la mettre à la machine à laver, et tu peux la réutiliser dès le lendemain !

C’est en quelque sorte la version réutilisable (et durable pendant plusieurs années) de la serviette hygiénique.

 

  1. La cup menstruelle

Cup menstruelle fava

Un peu impressionnante au début, elle n’est pas si compliquée à prendre en main une fois apprivoisée. C’est une coupe en silicone, que tu viens placer dans ton vagin pour « récolter » ton flux. Environ toutes les 5h, tu l’enlèves pour la vider, la rincer, et la remettre !

Elles existent en différentes tailles, pour des premières règles, il est souvent recommandé de prendre les plus petits modèles.

C’est en quelque sorte la version réutilisable (et durable pendant plusieurs années) des tampons.

 

Il existe encore d’autres alternatives, mais celles-ci restent les plus courantes.

 

Pour t’aider à choisir tes 1ères protections :

Au début, il est généralement plus facile de tester serviettes ou culotte menstruelle. Mais le plus important, c’est de te sentir à l’aise. Donc n’hésite pas à essayer un tampon ou une cup si l’idée ne t’effraie pas. Il n’y a pas « d’âge requis » pour les protections, c’est chacun.e comme il / elle le sent !

Comme pour les protège-culottes, mieux vaut que tu choisisses des protections en coton biologique, plus saines pour ton corps.

 

III – Adopter les bons réflexes pour tes règles

Maintenant que tu as une visibilité sur les types de protections hygiéniques, il faut que tu adoptes quelques réflexes pour être au top !

 

  1. Je fais TRÈS attention à ne pas garder mes protections trop longtemps

 

Pour les protections externes, rien de grave : tu risques de constater une fuite, ce qui, entre nous, arrive à tout le monde… Même si on n’aime pas ça !

Pour les protections internes en revanche, tu dois faire attention pour ta santé à ne pas les garder plus de 4 à 6h, pour éviter tout risque de prolifération du staphylocoque doré, responsable du SCT (syndrome du choc toxique).

 

  1. Je garde une bonne hygiène

 

La 1ère chose à faire, c’est de te laver les mains avant et après avoir changé de protection ! Comme ça, tu évites aux bactéries de venir se nicher dans ton vagin.

 

Ensuite, même lorsque tu as tes règles, il ne faut pas que tu « laves » ton vagin. En effet, il a ce superpouvoir de se laver seul ! Donc pour laver ta vulve, sous la douche, tu peux passer de l’eau avec tes doigts entre tes lèvres, mais surtout pas de savon, et encore moins dans ton vagin. Sinon, tu risquerais de dérégler ta flore vaginale qui est auto-protectrice. Et alors, tu favoriserais les risques d’infection et de démangeaison.

 

  1. Quelques tips pendant tes règles

 

Voilà quelques conseils que tu ne trouveras pas dans ton livre de SVT, mais qui pourtant changent TOUT !

D’abord, privilégie des vêtements confortables. Tu peux avoir en cette période les seins douloureux, le ventre gonflé, mal au dos… Ce n’est pas le moment de s’en rajouter avec un pantalon trop serré ou un string qui gratte !

Ensuite, pense à garder une bouillotte à proximité pour t’aider à surmonter les potentielles douleurs de ventre ou de bas de dos !

Attention, si les douleurs sont intenses, n’hésite pas à aller voir ton médecin.

Et enfin fais-toi PLAISIR ! C’est le moment où tu peux décider de procrastiner un peu, de prendre du temps pour toi, de te bichonner !

Les règles ce n’est pas toujours drôle, alors autant en faire un moment où tu ne penses qu’à TOI !

 

IV – S’instruire avant les premières règles

 

Et tu le fais déjà en lisant cet article ! S’instruire, c’est comprendre un peu mieux ce qui se passe dans son corps, et ainsi mieux l’appréhender le moment venu.

 

Pour cela, tu peux te tourner vers des livres qui t’expliqueront en détail les changements que traverse ton corps pendant la puberté, et lors de tes premières règles.

Si tu as entre 7 et 9 ans, je te conseille de lire « Qu’est-ce qu’il m’arrive » de Susan Meredith.
Si tu as entre 8 et 12 ans, je te conseille « Les règles, quelle aventure » d’Élise Thiébaut, et / ou « Le fil rouge » de DeAnna L’am.

 

Si tu préfères les vidéos, c’est possible aussi, mais garde un œil critique sur ce que tu vois. Mieux vaut que tu sois déjà un peu informé.e sur le sujet, ou que tu regardes avec tes parents, pour être sûr.e d’avoir accès aux bonnes informations.

 

Enfin, si tu n’en as pas déjà eu, tu peux demander d’avoir des cours d’éducation sexuelle à l’école. Selon la loi, dès l’école primaire, il est obligatoire pour le corps enseignant de mettre des cours d’éducation sexuelle au programme. Au collège, c’est 3h de cours obligatoires par an minimum.

 

 

Et voilà ! Tu sais maintenant tout ce qu’il faut savoir sur tes premières règles.

Toute l’équipe Fava te souhaite une joyeuse vie de règles !

 

Si tu as des questions, n’hésite pas à nous en faire part en commentaire de cet article !

Nous nous ferons un plaisir de te répondre !

 

Sources :

https://sante.journaldesfemmes.fr/fiches-sante-du-quotidien/2648569-puberte-chez-la-fille-et-le-garcon-signes-age-changements/

https://www.education.gouv.fr/education-la-sexualite-1814


Utérus

L'endométriose, qu'est-ce que c'est ?

Très longtemps passée sous silence, l’endométriose est une maladie gynécologique qui toucherait près de 10% des personnes menstruées.

Le terme endométriose vient du grec : « endon » l’intérieur, « métra » l’utérus, « osis » la maladie (non inflammatoire) - donc littéralement la maladie de la paroi utérine.

Cette pathologie, dont on entend discrètement mais quasi-honteusement parler depuis quelques années, est difficile à détecter et reste la source de nombreuses interrogations pour les spécialistes.

Alors, comment faire si on est atteint.e d’endométriose ? Pourquoi certain.e.s déclarent cette maladie et pas d’autres ? Existe-t-il des traitements ?

Voici quelques éléments de réponse pour dégrossir ce sujet qu’est l’endométriose, trop longtemps resté dans l’ombre.

 

I – L’endométriose : qu’est-ce que c’est ?

A. Le fonctionnement de l’endomètre

 

Pour comprendre l’endométriose, il faut d’abord comprendre comment fonctionnent les règles. (En cas de doute, n’hésitez pas à faire le point ici.

 

Mais pour celles et ceux qui préfèrent la version accélérée, en voici un résumé.

Chaque mois, les parois internes de l’utérus se couvrent d’un tissu formé de cellules endométriales (une muqueuse), afin de créer un lit chaleureux et douillet pour un potentiel embryon. Cette muqueuse, c’est l’endomètre.

Aux alentours du 28ème jour du cycle, s’il n’y a pas eu fécondation, l’endomètre inutilisé se détache et s’autodétruit : ce sont les règles.

Et ainsi de suite le cycle suivant.

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B. L’endométriose

Mais ça, c’est dans les cas où tout fonctionne de façon optimale.

Pour les personnes atteintes d’endométriose, ça se complique. De façon très résumée : ces personnesdéclenchent leurs règles, au mauvais endroit.

On vous explique.

Lorsque l’endomètre se détache, une partie de ses cellules n’empruntent pas le chemin de la sortie mais remontent pour venir se loger à des endroits où elles n’ont aucune raison d’être : à l’intérieur du ventre, sur les ovaires, sur la vessie ou l’intestin… parfois même jusque sur les poumons ! Et au lieu d’être détruites, elles vont s’implanter pour des raisons supposées immunologiques, génétiques, épigénétiques et/ou hormonales.

 

Or, ces cellules répondent toujours aux hormones envoyées par l’hypophyse (le QG des hormones) ; alors lorsque l’ordre est donné à l’endomètre de grandir dans l’utérus, il fait également réagir ces cellules disséminées dans le corps.

Idem lors de l’évacuation : l’endomètre se met à saigner, déclenchant les règles mais toutes les autres cellules endométriales aussi… C’est là que le bât blesse.

Car malheureusement, notre corps est intransigeant : on n’y circule pas comme on le souhaite. Alors, quand ces saignements se déclenchent, nos cellules immunitaires, notre brigade de police interne, va chercher à évacuer ces cellules qui causent ce désordre. Les tissus autour des cellules endométriales s’enflamment. Et ce, inlassablement, tous les mois. Parce que notre corps est aussi intransigeant que persévérant.

 

C. Les causes de l’endométriose

On ne sait pas encore aujourd’hui pourquoi certaines personnes sont plus sujettes à l’endométriose que d’autres. Il y aurait des facteurs génétiques comme en témoignent certains cas de récurrence familiale, mais d’autres facteurs rentreraient aussi en ligne de compte : perturbateurs endocriniens, règles précoces et abondantes etc. Les études sont encore discordantes.

Il est donc impossible aujourd’hui de prévenir de l’endométriose. Et promis, si c’est le cas, vous serez les premier.es informé.e.s.

 

D. Focus sur l’adénomyose

Anciennement appelée « endométriose interne », l’adénomyose diffuse interne est une pathologie utérine elle aussi en lien avec l’endomètre. Ici, les cellules endométriales s’infiltrent dans le muscle de la paroi utérine. Les symptômes sont variables pouvant causer des règles longues et abondantes et/ou des douleurs pelviennes. Plus répandue que l’endométriose, on considère qu’une femme sur trois en souffrirait.

 

Toutefois, l’endométriose et l’adénomyose ne sont pas incompatibles…  et certaines personnes souffrent de ces deux dysfonctionnements endométriaux.

 

 

II – Les symptômes & diagnostic de l'endométriose

 

A. Les symptômes 

La douleur, c’est le premier symptôme qui doit vous mettre sur la piste d’une endométriose.

Mais vous allez me dire : « Oui mais les règles, ça peut faire mal - endométriose ou pas ! ». Et à cela je vous réponds indéniablement « Oui ».

 

On va alors se concentrer sur l’intensité de la douleur : si vous ressentez quelques contractions ponctuelles pendant vos règles, qui vous forcent à vous asseoir un instant, on peut considérer ces douleurs comme « normales ».

En revanche, si ces douleurs sont très fortes, handicapantes, vous obligeant par exemple à prendre un arrêt de travail, il ne faut pas hésiter à aller consulter.

Ces douleurs, cycliques, surviennent généralement au moment des règles ou lors de la période prémenstruelle.

Et contrairement à ce qui a beaucoup été répété, endométriose ou pas, les règles ne sont pas censées nous faire souffrir le martyr.

En plus des douleurs dans le bas-ventre, peuvent se rajouter des douleurs lors des rapports sexuels, de la défécation et/ou de l’urination.

Enfin, certaines personnes sont asymptomatiques. Et l’endométriose peut alors être découverte au détour d’une consultation chez un.e spécialiste, lorsque qu’est évoquée, par exemple, une difficulté à tomber enceinte.

 

 

B. Le diagnostic

 Le diagnostic est souvent tardif pour les personnes malades. 7 ans en moyenne sur les cas avérés. Nombreux sont les témoignages des victimes dont les souffrances ont été mal traitées et/ou minimisées.

Grâce à la prise de parole grandissante des patient.e.s, cette moyenne de détection est vouée à diminuer.

douleurs
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Il existe plusieurs façons de diagnostiquer une endométriose :

1. Les examens radiologiques

L’échographie pelvienne, idéalement intravaginale (vs sus-pubienne) et l’IRM pelvienne sont les principaux examens qui permettent de détecter les kystes, les lésions ou les nodules liés à l’endométriose.

Toutefois, il n’est pas possible de détecter les cellules endométriales en elles-mêmes, trop discrètes. Ces examens peuvent donc se révéler inefficaces pour diagnostiquer une endométriose précoce ou minime.

 

2. La coelioscopie

La coelioscopie consiste à introduire une petite caméra par le nombril pour aller observer l’abdomen.

C’est l’examen de deuxième intention pour diagnostiquer une endométriose. Elle permet de voir directement les lésions et de prélever des biopsies qui certifient la présence d’endométriose. Attention toutefois aux faux positifs visuels.

 

 

III – Les traitements liés à l’endométriose

L’endométriose est une maladie chronique. Elle ne disparaît qu’à l’heure de la ménopause, ou lorsqu’une ablation des ovaires a lieu.

Les traitements visent donc uniquement à limiter les douleurs pour ces personnes condamné.e.s à vivre avec.

 

A. Les traitements hormonaux

La première chose que l’on peut vous proposer si vous êtes malade, c’est une pilule contraceptive en continu, ou un DIU (stérilet) hormonal, afin de limiter les inflammations, et donc, les douleurs.

Dans la plupart des cas, ces solutions suffisent à reprendre une vie à peu près normale.

Si ces traitements se révèlent inefficaces, il existe des traitements hormonaux plus robustes, mais doublés d’effets secondaires (dérèglements hormonaux, prise / perte de poids…).

 

B. Les traitements chirurgicaux

Si les traitements hormonaux ne suffisent plus, ou en cas d’infertilité, il est possible de passer par une chirurgie, pour enlever les tissus « en trop ».

A noter que même avec un traitement chirurgical, il existe un risque important de récidive des douleurs.

 

C. L’accompagnement thérapeutique

Évidemment, l’accompagnement thérapeutique n’a pas pour but de soulager les douleurs physiques liées à l’endométriose.

En revanche, il permet d’apporter un soutien psychologique considérable dans la maladie.

Car il ne faut pas sous-estimer la fatigue morale, l’infertilité, l’incompréhension et tous les dégâts psychiques, pouvant conduire à isolement social.

L’endométriose, tout comme la maladie en elle-même, ne se limite pas à l’utérus des malades, et peut prendre une place importante dans leur vie.

 

 

IV – Les complications possibles

Certains organes, notamment digestifs, peuvent parfois être atteints. Dans certains cas, il arrive qu’une partie de ces organes soient enlevés.

Un lien avec certains cancers rares de l’ovaire a été fait.

Et enfin, la principale complication de l’endométriose reste le sujet de l’infertilité.

1 personne sur 3 atteinte d’endométriose déclare avoir des difficultés importantes à procréer. Pourquoi ?

Et bien on ne le sait pas vraiment. Ce serait vraisemblablement les cicatrices et les lésions qui endommageraient les tubes utérins et/ou les ovaires.

 

Pour contourner ce problème, il est possible en France, pour les personnes atteintes d’endométriose, de faire congeler ses ovocytes, selon l’article L2141-11 de la Loi bioéthique.

A savoir que l’Assurance Maladie prend en charge le prélèvement des ovocytes, mais pas leur conservation.

 

 

Une chose est sûre, l’endométriose est une maladie, trop longtemps tabou, et aujourd’hui encore insuffisamment connue.

Laisser la parole aux personnes concernées, voici notre engagement.

Et dans le prochain article de L’Encylo’ pour elles, et sur notre instagram, vous retrouverez les témoignages de femmes atteintes d’endométriose.

 

 

Sources :

https://www.20minutes.fr/sante/2570663-20190724-loi-bioethique-fiv-don-sperme-detection-maladies-quoi-parle-pma

https://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc=endometriose_pm

https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/endometriose

https://www.anliya.net/endometriose-maladie-tres-mal-connue-et-mal-diagnostiquee/

https://www.endofrance.org/la-maladie-endometriose/diagnostic-endometriose/

https://www.endofrance.org/la-maladie-endometriose/la-preservation-ovocytaire/

https://mongyneco-etmoi.com/complications-de-lendometriose/

Livre : « Les joies d’en bas » - Nina BROCHMANN & ELLEN STOKKEN DAHL

Définition, description, formes anatomo-cliniques, pathogenèse et histoire naturelle de l’endométriose, RPC Endométriose CNGOF-HAS – Elsevier Masson France


Re.culottée

La culotte menstruelle, comment ça marche ?

Une simple culotte pour protéger ses vêtements pendant les règles, c’est possible ça ? Et bien oui, c’est ce que promet la culotte menstruelle : une culotte, et c’est parti !

Très populaire ces derniers temps, la culotte menstruelle séduit par sa praticité et son confort.

Mais comment ça marche ? Est-ce une bonne alternative aux serviettes et aux tampons ? Qui a réussi ce pari fou de n’utiliser qu’une culotte pour ses règles ?

On vous dit tout dans cet article !

Re.culottée

I – Il était une fois l’Histoire de la culotte menstruelle…

Je sais qu’au moment où vous lisez cet article, vous vous demandez sûrement : « Mais QUI a eu cette fabuleuse idée de créer la culotte menstruelle ? ». Et comme vous, nous nous sommes posé la même question. Seulement, impossible de contacter Stéphane Bern. Tant pis, nous le remplacerons pour cette fois.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la culotte menstruelle ne date pas d’hier, seule leur forme a changé.

A la fin du XIXème siècle, existait la ceinture menstruelle, comprenant une bande absorbante pelucheuse au niveau de l’entre-jambes, qu’il était possible de laver. Niveau confort, on repassera.

La ceinture menstruelle continuera d’être utilisée jusque dans les années 70, mais cette fois avec des bandes jetables.

Ce n’est qu’en 2015, que la première entreprise de culotte de règles voit le jour. Thinx, marque de protections hygiéniques américaine, commercialise ses culottes en 2015. C’est une révolution aux États-Unis, qui prendra petit à petit de l’ampleur en France.

 

Stéphane Bern, si tu lis cet article, j’espère que nous t’avons fait honneur.

 

II – La culotte menstruelle, comment ça marche ?

Chaque culotte présente sur le marché a ses caractéristiques, cependant, il existe des similitudes.

 

C’est avant tout une histoire de couche. Mais oubliez « l’effet Pampers », les couches sont pour la plupart assez fines pour qu’elles se sentent à peine. Aussi, beaucoup de culottes aujourd’hui sont faites à partir de fibres de bambou.

Chez Fava, nous utilisons du coton biologique, et la nouvelle technologie de tissage 3D. Et vous ne vous tromperez pas si vous trouvez dans ce mot une consonance futuriste.

Tissage 3D

« 3D », c’est pour 3 couches de quelques millimètres.

La première, la strate supérieure, est la seule en contact avec la peau. Elle assure le confort et la douceur, grâce à son coton biologique certifié.

La deuxième, c’est la strate absorbante, celle qui permet d’absorber le flux, et d’éviter la sensation « mouillée », qui entre nous, n’est pas franchement agréable.

Elle est constituée d’un tissu technique 3D, qui absorbe et laisse respirer.

 

La troisième et dernière couche, c’est la strate « anti-fuite ». C’est elle qui se charge de retenir le liquide, et ainsi d’éviter les « M**** mon pantalon blanc ! ».

Elle contient du coton biologique et un stratifié très mince de polyuréthane, ce qui lui permet d’être à la fois imperméable, tout en permettant à la condensation naturelle de s’échapper.

 

III – Les avantages d’une culotte menstruelle

 

Ok, mais est-ce que c’est vraiment pratique ?

À ça je vous réponds un grand OUI ! Mais comme je doute que cette réponse soit suffisante, passons en revue les différents avantages qu’offre une culotte menstruelle.

 

  1. C’est écologique

En effet, ici, la culotte est réutilisable pendant des mois, voire des années.

Chez Fava, la Re.culottée, bien utilisée, est efficace pendant 4 ans.

 

  1. C’est économique

Inutile d’en racheter tous les mois, il suffit de la passer une fois en machine, et elle en ressort comme neuve ! Elle permet de limiter, voire de supprimer l’achat d’autres protections jetables.

 

  1. C’est pratique

Elle ne prend pas plus de place qu’une culotte classique, elle passe dans votre tiroir, dans votre valise, votre sac à main, et même dans votre soutien-gorge (on ne sait jamais, quand c’est vraiment la galère, il s’agit d’être inventive) !

 

  1. C’est sans risque pour la santé…

…tant qu’elle est faite avec des matériaux non-toxiques (on dit non aux microparticules !).

Contrairement aux protections hygiéniques internes, la culotte ne retient pas le flux dans le vagin, et donc ne favorise pas la prolifération du staphylocoque doré, responsable du SCT (syndrome du choc toxique).

 

IV – Conseils d’entretien pour ta culotte menstruelle

Pour que votre culotte menstruelle reste efficace le plus longtemps possible, il est essentiel d’en prendre soin. Mais rassurez-vous, il n’est pas obligatoire de la purifier tous les soirs à la sauge en prononçant des incantations latines non plus, il suffit d’avoir quelques bons réflexes.

 

  1. On lave sa culotte à 40° maximum
  2. On dit bye-bye au sèche-linge
  3. Pas d’adoucissant
  4. Non à l’eau de javel
  5. Pas de lavage à sec
  6. Et on oublie le fer à repasser.

 

Voilà ! Vous savez maintenant tout ce qu’il faut savoir sur les culottes menstruelles !

 

Convaincu.e.s ?

Découvre notre toute nouvelle Re.culottée ! La culotte menstruelle ré.sistante au(x) super flux.

Disponible ici.

 

 

Source :

https://menstru-elle.fr/culotte-menstruelle-histoire/


Epi de blé

Le gluten c'est quoi, et par quoi le remplacer ?

Ces derniers temps, vous avez peut-être remarqué d’étranges annotations sur le menu de votre resto préféré comme : « gluten free » ou encore une petite icone d’un épi de blé barré.

Ces annotations signifient en fait que ce plat ne contient pas de gluten.

Mais le gluten c’est quoi au juste ? Et pourquoi certaines personnes ne veulent/peuvent pas/plus en consommer ? Est-il possible de s’en passer ? Le gluten free est-il un complot organisé par des associations écolo-bobo bien-pensantes ?

On vous dit tout dans cet article !

Epi de blé

I – Le gluten, qu’est-ce que c’est ?

Contrairement à ce que l’on peut croire, le blé, l’orge ou encore l’avoine ne contiennent pas de gluten à l’état brut. Voilà une information insolite qui fera sensation lors de votre prochain brunch !

En réalité, le gluten se forme lorsque deux protéines - la gliadine et la gluténine - entrent en contact avec de l’eau.

Pour être plus précis, on parle aussi de sécaline pour le seigle et d’hordénine pour l’orge. Toutes ses protéines appartiennent à la même famille, celles des prolamines.

Pour faire plus simple : Gluténine + Prolamines + Eau = Gluten.

Cette protéine permet de donner une texture aérée et moelleuse à la pâte, et participe aussi à la faire gonfler.

Le gluten est aussi utilisé comme épaississant dans certains plats préparés.

D’ailleurs, le mot « gluten » signifie « colle » en latin ! Allez, encore une autre anecdote à placer en société, c’est cadeau !

 

II – Pourquoi le gluten est-il controversé ?

Accusé de procurer des soucis digestifs, des troubles du sommeil ou encore des douleurs articulaires, il est devenu la bête noire à éviter pour certains, et un simple effet de mode pour d’autres.

Sortez les drapeaux blancs, personne n’a totalement tort !

S’il n’existe chez la personne aucune intolérance au gluten, il est tout à fait possible d’en consommer sans risque avéré. Il est même préférable de ne pas le bannir de vos assiettes, au risque de vous priver inutilement d’aliments nutritifs essentiels.

Si vous décidez d’arrêter de consommer du gluten, il est conseillé de consulter un spécialiste de la nutrition pour éviter toutes formes de carences qui pourraient subvenir.

 

Toutefois, certaines personnes se déclarent allergiques, ou intolérantes au gluten. Dans ce cas, il est vivement conseillé d’adapter son alimentation.

L’intolérance au gluten se traduit par plusieurs symptômes :

  • Ballonnements
  • Vomissements
  • Diarrhées
  • Troubles de l’appétit
  • Douleurs articulaires
  • Aphtes
  • Douleurs dans le ventre

 

A noter que les personnes souffrant de diabète ou de maladies chroniques comme celle du côlon irritable, sont plus sujettes à cette intolérance.

Elle porte d’ailleurs un nom : la maladie cœliaque. On estime aujourd’hui qu’elle touche en moyenne 150 000 Français.

Elle touche davantage les jeunes enfants, les femmes entre 40 et 50 ans, et les hommes entre 50 et 60 ans.

Par ailleurs, l’arrêt du gluten pourrait diminuer les douleurs liées à l’endométriose. Une étude italienne a démontré son efficacité sur 75% des femmes atteintes.

 

Que se passe-t-il dans le corps d’une personne atteinte de maladie cœliaque ?

Lorsque le gluten est ingéré, les enzymes responsables de la digestion (les protéases) se retrouvent dans l’incapacité de traiter la gluténine et les prolamines. Le corps tente donc de se défendre. Mais cette défense est souvent exacerbée, et provoque une inflammation de la muqueuse intestinale, puis à long terme des lésions dans la zone.

 

Mais pourquoi il y a plus d’intolérants au gluten maintenant ?

Il faut savoir que le gluten est apparu seulement il y a 10 000 ans, aux débuts de l’agriculture. Et 10 000 ans à l’échelle de l’humanité, c’est très peu. Notre corps n’a pas donc eu le temps de s’habituer à sa consommation.

 

On pourrait croire que nous consommons plus de gluten que jamais ! Et pourtant non, notre consommation est sensiblement la même depuis 50 ans.

Plusieurs explications entrent en jeu :

  • La maladie cœliaque n’était sans doute pas diagnostiquée et restait inconnue pour beaucoup.

Ce n’est que dans les années 2000 que les premiers tests de diagnostics ont eu lieu.

 

  • Le gluten que nous consommons n’est plus le même.

Sur ce point, des études scientifiques sont en cours. Mais il semblerait que le gluten consommé dans les plats préparés, soit différent de celui présent naturellement dans les céréales, confrontant davantage d’organismes au rejet de cette protéine.

 

III – Les alternatives au gluten

Légumineuses

 1. Les mentions « sans gluten »

Il existe aujourd’hui dans les magasins bio (mais aussi de plus en plus dans les grandes surfaces) des aliments certifiés « gluten free ».

Pains, pâtes, biscuits… Il existe des alternatives, mais souvent plus chères, et plus riches en sucres et en graisses.

 

 2. Les légumineuses, pour les apports nutritionnels

Haricots, lentilles, soja, pois… de toutes sortes, de toutes les couleurs, ces légumineuses ne contiennent pas de gluten, et peuvent remplacer d’un point de vue nutritionnel les céréales.

Riches en minéraux, en fibres et en vitamines, elles peuvent même remplacer la viande et le poisson si elles sont bien dosées.

 

3. Le riz, pour la farine

La farine de riz est une bonne alternative si vous aimez la pâtisserie.

Le riz fait aussi un très bon accompagnement pour tous types de plats.

 

4. Le sarrasin, pour à peu près tout !

Le sarrasin est surtout connu pour sa farine, utilisé dans les bonnes crêpes bretonnes de Mamie. Mais il peut être consommé également grillé, entier, concassé…

Le sarrasin est riche en protéines.

 

Le saviez-vous ?

L’assurance maladie peut prendre en charge jusqu’à 60% « des aliments diététiques sans gluten », à condition que la maladie cœliaque du patient ait été diagnostiquée par biopsie digestive.

 

Voilà ! Vous avez maintenant toutes les cartes en main pour choisir votre prochain paquet de pâtes : gluten ou non, à vous de choisir !

 

 

Sources :

https://www.santemagazine.fr/alimentation/regime-alimentaire/regime-sans-gluten/pourquoi-manger-sans-gluten-176420

http://www.sante-et-nutrition.com/regime-sans-gluten/

https://because-gus.com/quest-ce-que-le-gluten-on-revoit-les-bases/

https://www.topsante.com/themes/intolerance-au-gluten

https://www.maviesansgluten.bio/lalimentation-sans-gluten-pour-soulager-lendometriose/

https://www.maviesansgluten.bio/histoire-medicale-de-la-maladie-coeliaque/

https://alternativi.fr/les-alternatives-en-cas-d-intolerance-au-gluten/23

https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/intolerance-gluten-maladie-coeliaque/regime-alimentaire

 

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