Epi de blé

Le gluten c'est quoi, et par quoi le remplacer ?

Ces derniers temps, vous avez peut-être remarqué d’étranges annotations sur le menu de votre resto préféré comme : « gluten free » ou encore une petite icone d’un épi de blé barré.

Ces annotations signifient en fait que ce plat ne contient pas de gluten.

Mais le gluten c’est quoi au juste ? Et pourquoi certaines personnes ne veulent/peuvent pas/plus en consommer ? Est-il possible de s’en passer ? Le gluten free est-il un complot organisé par des associations écolo-bobo bien-pensantes ?

On vous dit tout dans cet article !

Epi de blé

I – Le gluten, qu’est-ce que c’est ?

Contrairement à ce que l’on peut croire, le blé, l’orge ou encore l’avoine ne contiennent pas de gluten à l’état brut. Voilà une information insolite qui fera sensation lors de votre prochain brunch !

En réalité, le gluten se forme lorsque deux protéines - la gliadine et la gluténine - entrent en contact avec de l’eau.

Pour être plus précis, on parle aussi de sécaline pour le seigle et d’hordénine pour l’orge. Toutes ses protéines appartiennent à la même famille, celles des prolamines.

Pour faire plus simple : Gluténine + Prolamines + Eau = Gluten.

Cette protéine permet de donner une texture aérée et moelleuse à la pâte, et participe aussi à la faire gonfler.

Le gluten est aussi utilisé comme épaississant dans certains plats préparés.

D’ailleurs, le mot « gluten » signifie « colle » en latin ! Allez, encore une autre anecdote à placer en société, c’est cadeau !

 

II – Pourquoi le gluten est-il controversé ?

Accusé de procurer des soucis digestifs, des troubles du sommeil ou encore des douleurs articulaires, il est devenu la bête noire à éviter pour certains, et un simple effet de mode pour d’autres.

Sortez les drapeaux blancs, personne n’a totalement tort !

S’il n’existe chez la personne aucune intolérance au gluten, il est tout à fait possible d’en consommer sans risque avéré. Il est même préférable de ne pas le bannir de vos assiettes, au risque de vous priver inutilement d’aliments nutritifs essentiels.

Si vous décidez d’arrêter de consommer du gluten, il est conseillé de consulter un spécialiste de la nutrition pour éviter toutes formes de carences qui pourraient subvenir.

 

Toutefois, certaines personnes se déclarent allergiques, ou intolérantes au gluten. Dans ce cas, il est vivement conseillé d’adapter son alimentation.

L’intolérance au gluten se traduit par plusieurs symptômes :

  • Ballonnements
  • Vomissements
  • Diarrhées
  • Troubles de l’appétit
  • Douleurs articulaires
  • Aphtes
  • Douleurs dans le ventre

 

A noter que les personnes souffrant de diabète ou de maladies chroniques comme celle du côlon irritable, sont plus sujettes à cette intolérance.

Elle porte d’ailleurs un nom : la maladie cœliaque. On estime aujourd’hui qu’elle touche en moyenne 150 000 Français.

Elle touche davantage les jeunes enfants, les femmes entre 40 et 50 ans, et les hommes entre 50 et 60 ans.

Par ailleurs, l’arrêt du gluten pourrait diminuer les douleurs liées à l’endométriose. Une étude italienne a démontré son efficacité sur 75% des femmes atteintes.

 

Que se passe-t-il dans le corps d’une personne atteinte de maladie cœliaque ?

Lorsque le gluten est ingéré, les enzymes responsables de la digestion (les protéases) se retrouvent dans l’incapacité de traiter la gluténine et les prolamines. Le corps tente donc de se défendre. Mais cette défense est souvent exacerbée, et provoque une inflammation de la muqueuse intestinale, puis à long terme des lésions dans la zone.

 

Mais pourquoi il y a plus d’intolérants au gluten maintenant ?

Il faut savoir que le gluten est apparu seulement il y a 10 000 ans, aux débuts de l’agriculture. Et 10 000 ans à l’échelle de l’humanité, c’est très peu. Notre corps n’a pas donc eu le temps de s’habituer à sa consommation.

 

On pourrait croire que nous consommons plus de gluten que jamais ! Et pourtant non, notre consommation est sensiblement la même depuis 50 ans.

Plusieurs explications entrent en jeu :

  • La maladie cœliaque n’était sans doute pas diagnostiquée et restait inconnue pour beaucoup.

Ce n’est que dans les années 2000 que les premiers tests de diagnostics ont eu lieu.

 

  • Le gluten que nous consommons n’est plus le même.

Sur ce point, des études scientifiques sont en cours. Mais il semblerait que le gluten consommé dans les plats préparés, soit différent de celui présent naturellement dans les céréales, confrontant davantage d’organismes au rejet de cette protéine.

 

III – Les alternatives au gluten

Légumineuses

 1. Les mentions « sans gluten »

Il existe aujourd’hui dans les magasins bio (mais aussi de plus en plus dans les grandes surfaces) des aliments certifiés « gluten free ».

Pains, pâtes, biscuits… Il existe des alternatives, mais souvent plus chères, et plus riches en sucres et en graisses.

 

 2. Les légumineuses, pour les apports nutritionnels

Haricots, lentilles, soja, pois… de toutes sortes, de toutes les couleurs, ces légumineuses ne contiennent pas de gluten, et peuvent remplacer d’un point de vue nutritionnel les céréales.

Riches en minéraux, en fibres et en vitamines, elles peuvent même remplacer la viande et le poisson si elles sont bien dosées.

 

3. Le riz, pour la farine

La farine de riz est une bonne alternative si vous aimez la pâtisserie.

Le riz fait aussi un très bon accompagnement pour tous types de plats.

 

4. Le sarrasin, pour à peu près tout !

Le sarrasin est surtout connu pour sa farine, utilisé dans les bonnes crêpes bretonnes de Mamie. Mais il peut être consommé également grillé, entier, concassé…

Le sarrasin est riche en protéines.

 

Le saviez-vous ?

L’assurance maladie peut prendre en charge jusqu’à 60% « des aliments diététiques sans gluten », à condition que la maladie cœliaque du patient ait été diagnostiquée par biopsie digestive.

 

Voilà ! Vous avez maintenant toutes les cartes en main pour choisir votre prochain paquet de pâtes : gluten ou non, à vous de choisir !

 

 

Sources :

https://www.santemagazine.fr/alimentation/regime-alimentaire/regime-sans-gluten/pourquoi-manger-sans-gluten-176420

http://www.sante-et-nutrition.com/regime-sans-gluten/

https://because-gus.com/quest-ce-que-le-gluten-on-revoit-les-bases/

https://www.topsante.com/themes/intolerance-au-gluten

https://www.maviesansgluten.bio/lalimentation-sans-gluten-pour-soulager-lendometriose/

https://www.maviesansgluten.bio/histoire-medicale-de-la-maladie-coeliaque/

https://alternativi.fr/les-alternatives-en-cas-d-intolerance-au-gluten/23

https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/intolerance-gluten-maladie-coeliaque/regime-alimentaire

 

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Dépression

La dépression, qu'est-ce que c'est, et comment s'en sortir ?

En plein mois de janvier, lorsque les fêtes sont passées, que le soleil est parti en vacances, il arrive que l’on ait un peu le moral dans les chaussettes… Et c’est normal ! On parle alors de déprime saisonnière (à ne pas confondre avec la dépression saisonnière).

 

Dans cet article, nous ne parlerons pas de ces petits coups de mous temporaires, qui nous donne envie de rester sous la couette un jour ou deux.

Nous parlerons ici de dépression.

 

Déprime et dépression, c’est quoi la diff’ ?

Pour la faire en version rapide, la déprime s’exprime par une humeur maussade temporaire (quelques jours ou quelques semaines). Elle est totalement bégnine, et fréquente pendant les mois d’hiver.

La dépression quant à elle, est un trouble mental, caractérisé par une grande tristesse (mais pas que !), pouvant durer pendant des mois voire des années.

 

Bien que l’on estime qu’1 français sur 5 a déjà connu ou connaitra une période dépressive, la dépression est une maladie victime de nombreuses idées reçues.

Pas évident d’avoir les bonnes infos si vous êtes vous-mêmes malade, ou si vous voulez aider quelqu’un de votre entourage…

 

Alors la dépression, c’est quoi, mais surtout : comment on s’en sort ?

On vous fait un petit récap’ !

 

TW : Suicide, mutilations

Dépression

I – La dépression, qu’est-ce que c’est ?

1. Les types de dépression

Cette maladie est plus complexe que ce que l’on peut croire.

Pour mieux la comprendre, prenons l’image d’un entonnoir.

 

Le haut de l’entonnoir, c’est un ensemble de troubles : les troubles de l’humeur.

Parmi eux se retrouvent les troubles bipolaires ou la dysthymie pour les plus connus.

C’est pourquoi il vaut mieux parler de spectre dépressif que de dépression à ce stade.

 

Ensuite, il existe plusieurs types de dépressions en fonction des troubles : les troubles unipolaires et les troubles bipolaires. Ils se distinguent par des symptômes différents.

 

Enfin, parmi ces troubles, nous parlons enfin de dépression : dépression saisonnière, dépression post-partum… Il existe un tas de dépressions différentes !

 

Pour simplifier, nous parlerons dans cet article d’une seule et même dépression, mais gardez en tête que cette maladie est plus complexe que cela, et que chacune est accompagnée de symptômes différents.

 

2. A quoi est dû la dépression ?

Et bien là aussi c’est compliqué. Il y a de nombreux facteurs qui expliquent une dépression et ils sont liés les uns aux autres…

Parmi eux on compte :

Les facteurs biologiques :

Pour bien tout comprendre, faisons un petit zoom dans le cerveau :

Vous le savez peut-être déjà, mais nous avons tous un petit chimiste qui se charge de produire tout un tas de substances chimiques, à l’origine de nos émotions. Pour une personne non-malade, le petit chimiste s’occupe de réguler, de fabriquer et de transmettre toutes ces substances. Ce sont les neuromédiateurs.

Pour les personnes dépressives, ce petit chimiste est un peu débordé : il ne transmet pas, ou ne fabrique pas comme il le faudrait ces substances.

Et là l’humeur prend un sacré coup. D’autant plus que chaque substance est interdépendante à une autre : l’absence d’une substance A perturbera la production de la substance B, etc…

Bref, c’est un triste bazar là-dedans.

La dépression peut être héréditaire, on parle alors d’antécédents dépressifs. Dans ce cas, notre petit chimiste a des chances d’être un peu moins organisé que la moyenne dès le départ.

 

Les facteurs contextuels :

Suite à un traumatisme : perte d’un proche, maladie, abus sexuels… Il est possible de faire une dépression (bien que ça ne soit pas systématique).

Pour autant, on constate que les personnes dépressives n’ont pour la plupart, pas connu plus d’épisodes traumatiques que des personnes non dépressives.

En résumé, personne n’est à l’abri d’une dépression, cette maladie ne fait aucune distinction : âge, situation professionnelle, parcours de vie… Contrairement à ce que l’on peut penser, il n’y a pas de raison « valable » et « non-valable » pour faire une dépression.

 

II – Les symptômes de la dépression

 

L’une des raisons pour laquelle nous avons tendance à ne pas bien comprendre la dépression, c’est que ses symptômes ressemblent de prime abord beaucoup à une petite déprime passagère. L’entourage a donc tendance à ne pas prendre au sérieux la souffrance des personnes dépressives.

Pourtant, ses effets à long terme n’ont rien à voir avec une déprime.

Pour la diagnostiquer, il existe 9 symptômes majeurs :

  • Un grand sentiment de tristesse
  • Une diminution de l’intérêt
  • Une perte ou prise de poids significative
  • Des troubles du sommeil (insomnies / hypersomnies)
  • Un ralentissement psychomoteur
  • Une grande fatigue
  • Un sentiment de dévalorisation
  • Des troubles cognitifs
  • Des idées noires

 

Ils peuvent être accompagnés d’autres symptômes : perte ou augmentation de la libido, irritabilité, mutilations, voire hallucinations dans les dépressions les plus sévères.

Les personnes ayant connues un ou des épisodes dépressifs parlent parfois d’une ombre grandissante, d’un poids permanent sur la poitrine, d’un trou béant entre ses entrailles.

Ce qui différencie vraiment une déprime d’une dépression, ce sont l’intensité et la durée des symptômes. Il faut que ces derniers durent plusieurs semaines à une certaine intensité pour être considéré comme une dépression.

Ombre grandissante
III – Comment s’en sortir ?

 

Si vous êtes dépressif.ve, il peut être difficile de trouver la lumière au bout du tunnel.

Voilà quelques conseils pour vous aider à vous en sortir.  

 

1. Demander de l’aide

 

C’est sans doute l’étape la plus compliquée, mais la plus essentielle.

L’entourage n’a pas toujours les bons mots, ne connaissent pas toujours ce qu’est une dépression, peut vous faire sentir coupable de votre souffrance, et vous empêcher de se sentir légitime pour demander de l’aide.

Ou alors, vous avez la volonté d’appeler à l’aide, mais vous ne savez pas toujours verbaliser vos besoins.

Pourquoi ne pas simplement commencer par en parler autour de vous ? La dépression est une maladie invisible mais courante, peut-être qu’en en parlant, vous vous rendrez compte qu’il y a des personnes de votre entourage qui ont eux aussi connus cette maladie, sans que vous le sachiez.

L’aide peut aussi passer par demander simplement de venir faire un peu de ménage, faire quelques courses, préparer un repas… Toutes ces petites choses du quotidien, mais qui ressemblent à une énorme montagne lorsque l’on souffre de dépression.

On peut également aller consulter un spécialiste, qui aidera à sortir la tête de l’eau : psychologue, psychiatre, psychanalyste, et même médecin traitant, tous peuvent vous accompagner en fonction de vos besoins.

En cas de grande détresse et/ou de crise suicidaire, vous pouvez également vous rendre aux urgences les plus proches.

 

2. Les médicaments

 

Pour vous aider à réguler votre humeur, il est possible que l’on vous prescrive des médicaments : antidépresseurs et/ou anxiolytiques.

Évidemment, ses traitements ne sont pas anodins, mais ils ne doivent pas faire peur non plus. Ils aident votre petit chimiste à remettre de l’ordre dans tous ses bocaux de substances.

Ils servent de béquilles vers la guérison. Seul un spécialiste peut vous en prescrire.

Il est important d’en parler avec votre médecin, et de prendre en considération les effets secondaires de ces derniers.

 

3. De la patience

 

Une dépression est une période particulièrement difficile, qui prend un certain temps avant la guérison. Mais cette guérison existe, il ne faut surtout pas le perdre de vue.

Il y a des jours où vous arriverez à sortir sans trop de mal de votre lit, à vous habiller, à prendre le chemin du travail, presque comme une journée normale. Et le jour suivant, ne même pas réussir à enlever votre pyjama, tellement le poids sur votre poitrine est lourd. Même si c’est décourageant, gardez en tête que le chemin est long mais que vous avancez petit à petit : « deux pas en avant, un pas en arrière ». Bien que vous ayez l’impression de reculer pendant quelques jours ou quelques semaines, ces moments font parties intégrantes de la guérison.

Il n’existe pas de remède miracle à cette maladie, si ce n’est beaucoup de courage et de patience.

 

IV – Comment aider quelqu’un atteint de dépression ?

 

Vous connaissez une personne atteinte de dépression et vous ne savez pas comment l’aider ? Voilà quelques pistes pour l’aider à aller mieux.

 

1. Je prends le temps de l’écouter

 

D’écouter ses mots, ou son silence ! Certaines personnes peuvent avoir du mal à exprimer ce qu’elles ressentent, il faut respecter cela et ne pas les forcer.

Et tant pis si vous ne trouvez pas toujours les bons mots, pas de pression, manifester sa présence peut déjà permettre à la personne de se sentir entourée.

Il est important de rester attentif à ses propos, certaines personnes peuvent au détour d’une phrase exprimer leur mal-être profond, voire même exprimer des pensées suicidaires.

Si cette personne vous fait part de ses idées noires, ne la laissez pas seule, et contactez le 15 ou le 112.

 

2. Je veille à ne pas la juger

 

Les personnes dépressives peuvent faire ou dire des choses qui pourraient vous sembler dénuées de sens. Comprenez que la personne est malade, et qu’elle n’est pas maître de ses émotions.

Veillez à ne pas la culpabiliser ou à amoindrir sa souffrance, cela pourrait l’isoler davantage ou renforcer un sentiment d’incompréhension.

 

3. Je prends du temps pour moi

 

Gardez en tête que vous êtes aussi un être humain sensible, et que tous les jours ne sont pas roses tout le temps pour vous non-plus. Il peut être frustrant pour vous de voir que malgré vos efforts, votre proche ne vas visiblement pas mieux. Comprenez que le chemin est long, et que même si vos efforts de ne sont pas d’apparence visibles, ils aident à leurs échelle la personne que vous épaulez.

Pour aider de façon la plus efficace possible, il faut que vous soyez mentalement capable de le faire. Veillez à passer du temps sans votre proche (en s’assurant au préalable qu’il se trouve en sécurité), pour vous aérer l’esprit.

 

 

En conclusion, la dépression est une maladie complexe, qui soulève encore de nombreuses interrogations chez les spécialistes.

Elle est dans tous les cas, une maladie à prendre avec le plus grand sérieux.

 

Si vous souhaitez davantage d’informations sur la dépression, nous vous invitons à regarder cette vidéo : « 6 bullshit sur la dépression » en cliquant ici.

Ou alors consultez les sources ci-dessous :

 

Sources :

https://www.euro.who.int/fr/health-topics/noncommunicable-diseases/mental-health/news/news/2012/10/depression-in-europe/depression-definition

https://www.la-depression.org/comprendre-la-depression/

https://www.doctissimo.fr/html/psychologie/mag_2001/mag0406/ps_3138_vivre_depressif.htm

https://www.etat-depressif.com/depression-genetique/

http://www.info-depression.fr/spip.php?article14

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sexe anal

Le sexe anal, les bonnes pratiques

Sexe anal, sodomie, coït anal, cette pratique sexuelle a beau porter de nombreux noms, elle n’en est pas moins taboue, et même interdite dans certains pays.

Malgré le fait que les mœurs se soient libérées sur la sexualité, la sodomie reste victime de nombreuses idées reçues, et n’est pas forcément le sujet phare des dîners entre ami.e.s.

Bref, la galère si on veut s’initier à cette pratique !

Il se peut que même notre copine Caro’ nous en parle avec le rouge aux joues et ne réponde pas vraiment à nos questions.

 

Alors sans tabous et sans pincettes, FAVA prend le relai de Caro’ et répond à toutes vos questions sur la sodomie.

 

sexe anal

1 – Les idées reçues sur le sexe anal

 A. Non, le sexe anal, ce n’est pas sale

Ne pas se brosser les dents pendant 3 jours, ça c’est sale.

Laisser son pot de confiture moisi dans le frigo, ça c’est sale.

Mais en quoi faire du sexe serait-il sale ?

 

La sodomie est une pratique sexuelle comme une autre, elle n’est pas plus sale qu’une pénétration vaginale ou une fellation.

B. Non, le sexe anal n’est pas réservé aux personnes homosexuelles

Aimer une pratique sexuelle ou une autre ne définit pas notre attirance sexuelle. Peu importe avec qui on aime faire du sexe, nos corps fonctionnent de la même façon. Un homme hétérosexuel peut donc tout autant apprécier pénétrer ou se faire pénétrer lors d’un rapport anal, qu’un homme homosexuel.

C. Non, ça ne fait pas forcément mal

En fait, tout dépend surtout de la préparation, et du corps de chacun.e.

Chez une femme, il est possible que la première pénétration vaginale soit douloureuse. Pourtant, après plusieurs rapports, avec quelques ajustements, la douleur disparait chez la plupart d’entre elles (mais pas toujours).

Ici c’est pareil, il faut parfois un peu de temps avant de trouver ce qui nous fait du bien.

 

D. Non, ce n’est pas dangereux

On entend parfois dire que le sexe anal est dangereux, qu’il augmente le risque d’hémorroïdes ou de fissures anales.

Selon une étude publiée en 2009, il n’y aurait aucune corrélation entre cette pratique est le risque de fissure anale. A partir du moment où elle correctement lubrifiée et préparée, comme pour une pénétration vaginale.

Il en est de même pour les hémorroïdes.

Quant à l’incontinence, aucune étude scientifique sérieuse n’a été menée à ce sujet, mais selon le Dr Higuero, le sexe anal n’aurait pas de corrélation particulière avec l’incontinence.

 

Attention toutefois pour les personnes qui auraient subi une intervention chirurgicale dans la zone, il est préférable de demander un avis médical au préalable.

 

2 – Les astuces pour un sexe anal réussi

Vous hésitiez à vous lancer, et après avoir lu ce super article vous décidez de sauter le pas ? Alors attendez, on vous donne quelques astuces !

A. Les prérequis

Avant toute chose, si vous êtes encore novice en matière de sexe anal, choisissez avec soin votre partenaire. Que ce soit votre amoureux.se ou la personne avec qui vous avez partagé un mojito, il est important de se sentir en confiance avec elle.

Comme ça, pas de gêne en cas de gestes maladroits ou d’accidents.

Si c’est possible, pensez à vous laver la zone, avec une poire à lavement ou non, pour se sentir plus à l’aise.

Comme tout acte sexuel, pensez à utiliser un préservatif si vous ou votre partenaire n’a pas été récemment dépisté.

 

Et après, il ne reste plus qu’à vous détendre !

B. Les préliminaires

Pour cette étape, c’est vous qui voyez au gré des envies et des préférences de chacun.e ! Si vous n’êtes pas encore tout à fait prêt.e, pourquoi ne pas commencer par une autre pratique que vous maîtrisez davantage ? Et si votre partenaire est d’accord, vous pouvez commencer en douceur par un anulingus avant de commencer la pénétration.

C. Du lubrifiant, toujours plus de lubrifiant

Bon, pas trop quand même !

Contrairement au vagin, l’anus ne possède pas de lubrification naturelle. Alors pour éviter les douleurs ou les sensations d’échauffement, il est préférable d’utiliser un lubrifiant à base d’eau. Si vous avez oublié de l’ajouter à votre dernière liste de courses, vous pouvez toujours lubrifier la zone avec un peu de salive.

D. Restez à l’écoute

Aussi bien de soi que de son ou sa partenaire. N’hésitez pas à lui donner des indications pour que cela se passe au mieux.

Et même si l’acte est commencé, vous avez le droit de dire « stop » à tout moment.

Avant, après, pendant, votre consentement est tout aussi légitime.

Après l’acte, vous pouvez vous accorder un temps pour parler de vos différents ressentis, pour faire encore mieux la prochaine fois ! Pas obligé d’envoyer une invitation sur Zoom, un petit câlin post-sexe fera très bien l’affaire.

 

 3. SOS, comment se sortir d’un moment potentiellement gênant ?  

Même si, comme on l’a déjà évoqué plus haut, la sodomie n’est pas une pratique sale, si « accident » il y a, il peut être difficile de trouver les bons mots à ce moment-là.

Par accident, on entend bien sûr flatulences ou traces d’excréments. Pour tout ce qui est d’ordre médical (bien que plutôt rares) : fissure, blocage, rupture du frein…  On vous conseille surtout de voir vite un médecin !

 

Déjà, il est important de se dire que c’est tout à fait normal, et qu’il n’a rien d’honteux à cela. Bon, même si on le sait, c’est plus facile à dire qu’à croire !

 

Faire comme si de rien n’était ? Tenter l’humour ? Se cacher derrière le lit ?

Vous pouvez en parler au préalable à votre partenaire. Vous pourrez alors connaitre son avis sur la question, et vous mettre d’accord sur la posture à adopter. Ignorer ou en rire, c’est vous qui voyez ! Comme ça, plus d’envie de se cacher derrière son lit. Et puis entre nous, je pense qu’en terme de cachette, on a vu mieux.

 

Si votre partenaire est bienveillant, il ne vous en voudra jamais pour ce genre de choses. Et si ce n’est pas le cas, c’est qu’il n’était pas prêt pour faire du sexe avec vous.

D’où l’importance de se sentir à l’aise avec celui ou celle qui partage notre lit !

 

Avant de terminer cet article, il nous semble important de rappeler que même si votre partenaire en a très envie, le sexe anal n’est pas obligatoire, et qu’il doit être pratiqué UNIQUEMENT si les DEUX partenaires sont consentants.

Donc la pénétration anale surprise, c’est non.

 

Voilà, vous savez maintenant tout ce qu’il faut savoir pour un sexe anal réussi !

On espère avoir assisté votre copine Caro’ comme il se doit.

Embrassez-là de notre part, et sexez bien !

 

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L'IVG, en décrypté

 

Sources :

https://www.santemagazine.fr/psycho-sexo/le-blog-sexo-de-daisy-et-marine/pourquoi-la-sodomie-est-elle-une-pratique-aussi-tendance-304719

https://www.femmeactuelle.fr/amour/sexo/sexe-anal-28197

https://sante.journaldesfemmes.fr/fiches-sexo-gyneco/2578287-risques-sodomie-hemorroide-fissure-incontinence/

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/19581857/

https://destinationsante.com/sexe-anal-du-plaisir-et-de-la-protection.html

https://www.passeportsante.net/sexualite-g159/Fiche.aspx?doc=penetration-anale

https://sante.journaldesfemmes.fr/fiches-sexo-gyneco/2571709-sodomie-preparation-penetration-anale-lubrifiant-sextoys-position-lavement/


Femmes dans le canapé

Règles et confinement : comment ça se passe ?

Règles et confinement, comment ça se passe ? Je pense que l’information n’a échappé à personne, mais pour celles et ceux qui n’auraient pas suivi les actualités depuis une bonne dizaine de mois (ou ceux qui se seraient perdus dans les méandres d’internet dans quelques années), le monde entier subit une pandémie mondiale qui nous oblige à rester chez nous.

Et nous avons eu beau chercher dans tous les communiqués de presse du gouvernement, aucun n’indique les bonnes pratiques à avoir pour une personne menstruée lorsqu’elle a ses règles ! Tant pis, FAVA s’y est collé !

Perturbation du cycle menstruel, contre-indication des anti-inflammatoires, douleurs décuplées… Le confinement n’est pas de tout repos !

Allez, pour t’aider à vivre ta période de règles en confinement le plus sereinement possible, on te file nos astuces !

 

Note de la rédac’ : Pour notre moral général, et pour moi, qui écrit cet article derrière mon écran, le mot « coronavirus » sera remplacé par le mot « raclette ». Parce que déjà c’est plus sympa, et on ne sait pas vous, mais nous, le mot « coronavirus » nous met le moral dans les chaussettes, et hors de question de dire « LA » COVID-19.

 

1. Règles et confinement : pourquoi cela perturbe notre cycle menstruel ?

Vous avez remarqué un retard de règles en période de confinement ? Et bien selon un sondage lancé sur Twitter par Ovidie, 23,7% d’entre nous l’ont également remarqué lors du premier confinement.

Effectivement, cela peut s’expliquer par différents facteurs.

 

A. Le stress

On a peut-être déjà vécu la situation où partir en voyage, déménager, ou plus simplement changer son quotidien suffisait à perturber notre cycle.

Pour le confinement c’est pareil : notre quotidien est intrinsèquement différent quand on reste chez nous toute la journée. Se rajoute à cela la peur de l’épidémie, l’incertitude des prochains mois, l’ambiance globale plutôt anxiogène, qui viennent ajouter un stress supplémentaire.

Et le stress, le corps n’aime pas ça. Il peut être à lui seul responsable d’un retard de règles.

 

Pour déchiffrer tout ça, un peu de sciences… (promis, juste un peu).

Si vous avez déjà lu les autres articles de l’Encyclo pour elles, vous savez que les hormones ont un QG attitré dans le cerveau : l’hypophyse.

L’hypophyse elle-même est dépendante de l’hypothalamus, qui elle-même est gérée par le cortex. (Oui c’est vrai, on dirait presque un remake d’Inception.)

Et le cortex, c’est là où sont centralisés nos émotions, donc aussi celles de la peur et du stress.

L’hypophyse est donc indirectement liée à nos émotions. Donc si c’est un peu le chaos dans le cortex, il est possible que nos hormones soient un peu déréglées.

En fait le corps est pratico-pratique : il priorise l’importance des tâches qu’il doit effectuer. S’il considère que la reproduction n’est pas une tâche essentielle sur le moment, il arrêtera de dépenser de l’énergie pour l’assurer.

 

A noter que l’absence de règles (aménorrhée) a été de nombreuse fois observée dans le cadre de choc psychologique ou de stress chronique.

 

B. Le rythme de vie

Même si beaucoup d’entre nous continue de travailler pendant cette période, on ne peut pas dire que le trajet : lit – bureau soit ce qui ressemble le plus à notre ancienne vie. Et ce changement de rythme peut aussi être la cause d’un dérèglement hormonal.

A commencer par les troubles du sommeil, intimement lié au stress, qui selon différents témoignages, sont assez courant en cette période de confinement.

Mais ce sont les potentiels grignotages, les heures de lever et de coucher différentes, le manque de lumière naturelle, qui pourraient aussi être à l’origine d’un dérèglement hormonal.

L’heure de la pilule peut avoir été modifié, donc là aussi même de façon « artificielle », le cycle hormonal est fondamentalement changé.

 

Mais est-ce que ne pas avoir ses règles c’est dangereux ?

Non, rassurez-vous, ce n’est pas dangereux, même si cela peut être déroutant. Quoique peut être un peu pour votre entourage, qui notera peut-être une légère agressivité ou baisse de moral chez vous. En effet, le taux de progestérone étant au plus bas avant l’arrivée des règles. Il se peut alors que vous soyez plus facilement sujet.te aux troubles de l’humeur.

Si l’absence de règles persiste, il est important tout de même de consulter, et d’écarter tout hypothèse de grossesse.

 

II – Comment allier règles et confinement au mieux ?

Avec du retard ou non, il y a de grandes chances qu’elles pointent le bout de leur nez un jour ou l’autre.

Alors, comment on fait ?

A. Ce qu’il faut éviter

Même si c’est douloureux, mieux vaut éviter les anti-inflammatoires (Ibuprofène, Nurofen, Advil…). Soupçonnés de complications liés à la raclette (pour ceux qui n’aurait pas lu la note de la rédac, on parle bien évidemment ici de la COVID-19), il n’est pas conseillé d’en prendre.

Bien que de récentes études affirment qu’ils n’auraient pas de liens concrets, mieux vaut par mesure préventive les laisser de côté, ou d’en parler avec son médecin.

Attention : en cas de traitement quotidien, n’arrêtez pas la prise de ces médicaments sans l’avis de votre médecin.

 

On évite aussi de rester trop statique (en clair on essaie de ne pas toujours rester à son bureau ou dans son canap’ à longueur de journée), ce qui pourrait amplifier les douleurs.

 

De plus, si on est à la maison, pourquoi ne pas mettre de côté les protections hygiéniques internes, et privilégier les serviettes ou les culottes menstruelles ? Avec un nouveau rythme, nous n’avons plus d’heure repère pour aller changer de protections. Avec des protections externes, on écarte les risques de SCT (syndrome du choc toxique), qui pourrait être amplifié par l’oubli de change en cas de protections internes.

Serviette hygiénique

B. Les tips et astuces

Déjà, on peut faire péter la bouillotte nounours à toutes heures de la journée, et passer incognito auprès de notre patron.ne. Même si en temps normal, elle devrait déjà être démocratisée !

Au placard les jeans trop serrés, les collants qui grattent et les pantalons hors de prix qu’on a peur de tâcher ! Rien ne vaut que le confort de notre bon vieux jogging acheté quelques années plus tôt pour se donner bonne conscience.

Pour pallier aux anti-inflammatoires, essayez les méthodes naturelles : positions de yoga, massage, huiles essentielles… Internet regorge de solutions naturelles pour soulager les douleurs de règles !

 

Et puis chez FAVA, on a sorti l’infusion pour elles – Kick SPM !

Avec des ingrédients 100% naturels et made in France, elle peut devenir votre alliée de choix pour venir à bout de tous les maux de règles.

L'infusion pour elles - Kick SPM

Plus globalement, ce qu’il faudrait faire, c’est d’essayer de changer au minimum notre routine habituelle. De ce fait, notre corps a moins de chance de remarquer notre changement de rythme, et nous le ferra moins sentir aux prochaines règles.

Mais rassurez-vous, personne ne vous en voudra pour le pot de glace dans le congélateur.

 

Le mot de la fin :

Avant de conclure cet article, nous aimerions en profiter pour témoigner de tout notre soutien aux personnels soignants, aux malades et aux proches des défunts.

Nous avons une pensée particulière pour les petits commerçants, fermés à cause du confinement. Pour les personnes atteintes d’autres maladies physiques ou mentales. Pour les personnes en EHPAD. Les femmes, les enfants et les hommes victimes de violences. Globalement pour celles et ceux pour qui le confinement rend les choses encore plus difficiles.

 

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Sources :

https://www.lepoint.fr/sante/coronavirus-quand-le-confinement-impacte-le-cycle-menstruel-15-04-2020-2371474_40.php

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/32071-Coronavirus-confinement-perturbe-le-cycle-menstruel-femmes

https://www.lamaisondesmaternelles.fr/article/comment-le-confinement-impacte-le-cycle-menstruel

https://www.topsante.com/medecine/maladies-infectieuses/zoonoses/coronavirus-confinement-regles-perturbees-636401

https://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc=amenorrhee_pm

https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/pandemie-anti-inflammatoires-naggraveraient-pas-pronostic-covid-19-82884/