vaginisme - main sur le ventre

Le vaginisme, qu'est-ce que c'est ?

 

Le vaginisme est loin d’être l’un des troubles intimes les plus connus.

Il est même parfois qualifié de « trouble imaginaire », souvent du au fait qu’il est (à tort) associé systématiquement à une souffrance psychologique liée à sa sexualité.

Défini le plus souvent comme étant l’apparition de douleur lors d’une pénétration, il s’avère être un peu plus complexe, et relève en fait de vraies réaction physiologiques.

 

Et contrairement à ce que l’on pourrait penser, il est très fréquent ! On estime à 1 personne sur 5 qui est ou sera touchée par le vaginisme, et représente 30% des consultations de sexologie.

 

Il n’existe aucun débat, le vaginisme provoque bel et bien des douleurs, voire empêche de vivre la sexualité voulue.

Mais savons-nous vraiment ce qu’est le vaginisme ? Et comment vivre sa sexualité lorsque nous sommes concerné.e.s ?

 

Fava à la rescousse, on a mené notre enquête, et on vient vous apporter toutes les réponses à vos questions !

 

Avant de continuer, nous profitons de remercier chaleureusement Elise Thiébaut et Camille Tallet, autrices du livre « Au bonheur des vulves », paru aux éditions LEDUC, pour la mine d’informations qu’est leur livre. Ce dernier s’est révélé être un véritable support pour la rédaction de cet article.

Merci à elles, et n’hésitez pas à aller lire leur livre !

 

#1 Le vaginisme, qu’est-ce que c’est ?

 

  • Le périnée, acteur principal de la pathologie

 

Pour comprendre le vaginisme, il faut se pencher sur le principal intéressé : le périnée.

Le périnée, c’est un « hamac de muscles » situé dans la zone pelvienne, allant chez les personnes vulvaires de l’os du pubis jusqu’au coccyx.

 

Il est responsable de maintenir les voies digestives, urinaires et génitales. Typiquement, c’est lui qui se charge de l’ouverture et la fermeture de la vessie.

Le périnée est un muscle merveilleux, mais qui, dans le cadre du vaginisme, nous donne un peu de fil à retordre.

 

Puisque le vaginisme, c’est la contraction réflexe et involontaire des muscles du périnée lors d’une pénétration, la rendant douloureuse, voire impossible.

Ici, ce n’est pas la contraction qui est douloureuse, mais bien la tentative de pénétration.

On distingue deux types de vaginismes :

  • Le vaginisme primaire, existant depuis « toujours »
  • Et le vaginisme secondaire, qui apparait au cours de sa sexualité.

 

vaginisme - main sur le ventre

  • Loin des idées reçues

 

Le vaginisme, comme beaucoup de pathologies vulvaires, est victime de nombreuses idées reçues, alors revenons sur celles-ci.

 

  • Le vaginisme, c’est dans la tête !

Oui et non. Disons qu’il se peut que la contraction du périnée soit effectivement liée à un traumatisme, donc psychologique. Mais les contractions elles, existent belles et bien.

 

  • Une personne atteinte de vaginisme ne peut pas mettre de tampon.

Et bien parfois si, et parfois non. En fait, il se peut que les contractions n’aient lieu que lors de la pénétration de certaines choses, que lors de la pénétration d’un pénis par exemple, tandis que la pénétration d’un tampon, d’un spéculum ou d’un jouet ne soit pas douloureuse.

Il arrive même que le pénis de certains partenaires le soit, tandis que d’autres non.

 

  • Les personnes atteintes de vaginisme ne peuvent pas avoir d’enfant.

Encore une fois, oui et non. Le vaginisme n’a pas d’impact direct sur la fertilité, en revanche, si cela rend la pénétration impossible, il n’est évidemment pas possible de concevoir un enfant dans le cadre d’un couple hétérosexuel. A noter que la pathologie n’est pas irréversible, et est (heureusement) amenée à disparaitre.

 

  • Le vaginisme résulte tout le temps d’un choc psychologique.

C’est sans doute l’idée reçue la plus courante. Pour y répondre, dédions à cette question une partie spéciale de l’article !

 

 

#2 Les causes du vaginisme

 

  • Les causes psychologiques

Il arrive que le vaginisme survienne après un choc psychologique, récent ou non. Parmi ces chocs l’on retrouve souvent les agressions sexuelles, les viols, ou plus largement les abus sexuels. Le corps envoie ici le message d’empêcher la pénétration pour se protéger.

 

Mais on retrouve aussi des causes diverses : inhibition, appréhension de la sexualité, croyances culturelles ou religieuses, traumatisme lors de l’accouchement… qui elles aussi peuvent amener le corps à se « protéger ».

 

  • Les autres causes

Au-delà de la psychologie, les muscles périnéaux peuvent se contracter en cas de sécheresse, infection, maladie dermatologique inflammatoire, ou d’une chirurgie récente…

 

 

#3 Quelles sont les solutions ?

 Bien heureusement, il existe un tas de solutions pour se sortir du vaginisme, même si le remède miracle n’existe pas ! Chaque personne est différente, et il faut souvent un peu de temps et s’armer de patience.

 

  • Les méthodes dites « naturelles »

La plupart des solutions au vaginisme ne sont pas médicamenteuses, puisque s’il ne résulte pas d’une maladie, il résulte du mental.

 

Pour se détendre, il peut être conseillé de pratiquer le yoga, la méditation, la sophrologie, pour apprendre à communiquer sainement avec son corps et donc, renouer avec sa sexualité.

 

En cas de choc psychologique, les thérapies peuvent être envisagées : psychothérapies, EMDR (thérapie de désensibilisation aux traumatismes) …

 

Mais aussi l’acupuncture ou l’homéopathie peut vous être proposé, en fonction de vos croyances.

 

Et la méthode sans doute la moins contraignante et la moins onéreuse… la masturbation ! Elle permet de vous reconnecter avec votre sexualité, à votre rythme et en douceur. D’abord sans pénétration, puis en l’intégrant petit à petit lors de vos séances.

Naturellement, cette solution ne doit pas avoir lieu que si vous le désirez.

 

  • Les méthodes médicamenteuses

 

Il arrive que les méthodes naturelles ne suffisent pas toujours, et que le vaginisme soit difficile à vivre dans la sexualité de certain.e.s.

Il est alors tout à fait possible de se tourner vers des traitements médicamenteux, venant soulager symptomatiquement le vaginisme : des anxiolytiques, des antidépresseurs ou de la crème anesthésiante pour empêcher les douleurs.

Les solutions adaptées sont propres à chacun.e, en fonction de son histoire et de ses ressentis.

 

 

#4 Vivre avec le vaginisme

 

  • Réapprendre sa sexualité

Être atteint.e de vaginisme, ne veut pas dire faire une croix sur sa sexualité. Peu importe votre genre ou votre orientation sexuelle, la pénétration n’est pas la seule pratique sexuelle possible d’envisager, et n’est pas – par défaut – le cœur d’un rapport. Il peut donc être envisagé d’imaginer une autre forme de rapports sexuels avec votre/vos partenaires si vous le souhaitez.

Cependant, il est entendable que vous n’ayez pas envie de pratiquer une quelconque activité sexuelle non plus, ou de ne pas vouloir en faire si une pénétration n’a pas lieu. C’est vous qui choisissez !

 

L’important, c’est de rester à l’écoute de soi, qu’importe vos désirs.

 

  • Le vaginisme, loin d’être une fatalité 

Comme déjà dit plus haut, le vaginisme n’est pas irréversible. Dans la plupart des cas, il faut un peu de temps pour que vous, et votre corps, soyez capables de (re)pratiquer une pénétration, qu’elle soit sexuelle ou non.

 

Avec du temps, de l’aide, et surtout avec beaucoup de bienveillance, le vaginisme peut être résolu.

 

 

Et c’est comme cela que nous conclurons cet article. En vous rappelant que vous n’êtes pas seul.e, qu’il est fréquent chez les personnes vulvaires, et qu’il est possible d’en guérir.

 

N’hésitez pas à vous tourner vers un.e professionnel.le de santé si vous en êtes atteint.e ou si vous pensez l’être.

 

N’hésitez pas non plus à poser toutes vos questions sur le vaginisme en commentaire et à partager cet article !

 

 

Découvrez nos autres articles sur les troubles intimes :

Fuites urinaires chez les femmes, causes et traitements

Mal à la vulve, les différentes douleurs vulvaires

Vivre avec le syndrome des ovaires polykystiques

 

Sources :

« Au bonheur des vulves » - Elise Thiébaut et Camille Tallet

https://doctonat.com/vaginisme-traitement/

https://sante.journaldesfemmes.fr/fiches-anatomie-et-examens/2552720-perinee-definition-anatomie-comment-le-masser/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


fruit représentant un vagin

Le sexe pendant les règles

Le sexe pendant les règles, la pratique dont il ne faut pas en prononcer un mot…

Depuis presque toujours, on nous fait entendre plus ou moins subtilement qu’avoir ses règles n’est pas compatible avec une quelconque pratique sexuelle.

Une légende polonaise nous raconte même que faire l’amour pendant les règles entrainerait la mort de son/sa partenaire. Ça, par exemple, c’est ce qu’on entend par « moins subtilement ».

 

Sans aller jusqu’au sang assassin, il est souvent admis qu’il n’est pas possible de faire l’amour pendant ses règles.

Que la personne qui n’a jamais fait de calculs savants pour trouver la date de ses prochaines règles, dans l’optique d’une potentielle partie de jambe en l’air, nous jette la première pierre.

 

Alors, certain.e.s on prit l’habitude d’inscrire une grosse croix rouge dans leur sex’calendar, tandis que d’autres ont tenté d’inventer des expressions métaphoriques à base de chemin boueux ou d’épée de guerrier pour parler du sexe pendant les règles.

 

Ici, vous pouvez ranger les bottes de pluie, les armes et les doctorats en mathématiques, on répond à toutes vos questions sur le sexe pendant les règles !

 

 

#1 Peut-on avoir des rapports sexuels pendant les règles ?

La réponse est OUI !

Il n’existe aucune contre-indication à avoir des rapports sexuels pendant ses règles !

 

Peut-être faut-il juste prévenir le/la/les personnes qui partagent ce moment avec vous.

Cela évitera à votre partenaire de penser que l’un.e.s de vous s’est blessé.e.s. ;)

 

En revanche, même si l’acte est techniquement possible, cela ne veut pas dire qu’il faut absolument le faire. Certaines personnes ne se sentent pas de faire du sexe pendant leurs règles, et c’est leur choix. Il arrive aussi que ce soient les partenaires qui ne se sentent pas à l’aise non plus, notamment à cause de la vue du sang.

Le mieux, comme toujours, c’est d’en parler !

 

Si l’acte en lui-même peut être tentant, la pénétration ne l’est pas toujours. Dans ce cas, pourquoi ne pas essayer de nouvelles pratiques sexuelles, sans passer par la pénétration ?

 

En matière de sexe, tant que tout est consenti, il n’y pas de règles !

Enfin, dans notre cas, si, mais on se comprend.

 

doigts ensanglantés

 

#2 Sexe pendant les règles : il y a-t-il des effets secondaires ?

 

Absolument aucun, à part peut-être devoir lancer une machine de draps après l’acte.

Pour ça, disposez une serviette éponge sous vos fesses ou choisissez un endroit facilement nettoyable, et le tour est joué !

 

Le seul vrai effet secondaire n’est que bénéfique ! Les endorphines libérées pendant le rapport peuvent venir soulager les douleurs de règles.

Le mantra +=+ n’a jamais aussi bien prit son sens.

 

Prenez garde toutefois à ce que vous et votre partenaire gardiez une hygiène impeccable : lavage de mains, des ongles… pour éviter le risque d’infection. En effet, pendant les règles, le vagin voit son pH augmenter, dû à la présence de sang dans celui-ci. Cette augmentation vient favoriser le risque d’infection par rapport au reste du cycle.

Et si une pénétration a lieu, veillez à bien retirer vos protections internes (cup, tampon).

 

#3 Un rapport non protégé pendant les règles, c’est sans risque ?

 

Absolument pas ! Oubliez les rumeurs du sang qui viendrait empêcher la transmission d’IST ou les risque 0 de grossesse indésirée.

Navrée, mais tout cela est faux.

 

Tout comme n’importe quel moment du cycle, la transmission d’IST est tout à fait possible, même lorsqu’on a ses règles. Si vous ou votre partenaire n’a pas effectué de dépistage récent, il est important d’utiliser un préservatif (pour le sexe pénétratif ET oral).

 

Concernant le risque de grossesse non-désirée, il est vrai que le risque est affaibli, mais pas inexistant non plus !

En effet, un spermatozoïde peut conserver son aptitude à féconder entre 2 et 5 jours après un rapport sexuel. Il suffit que l’ovulation ait lieu dans ce lapse de temps pour qu’il y ait une fécondation.

 

#4 Règles et libido, quels liens ?

 

Vous avez déjà remarqué une envie particulière de faire l’amour pendant vos règles ? Vous êtes loin d’être le.a seul.e !

 

Plusieurs théories à cela :

 

1 . L’augmentation du taux de testostérone

De la testostérone, même les personnes possédant un utérus en ont ! Bien qu’évidemment, en bien moins grande quantité que les personnes possédant un pénis.

Et justement, pendant les règles, la chute des œstrogènes (hormones « féminisantes »), entrainent une plus grande proportion de testostérone dans le sang.

Cela pourrait être à l’origine d’une hausse de la libido.

 

2. Un besoin physiologique

Le corps, ayant compris que la présence d’endorphine apaisait les douleurs menstruelles, provoquerait une envie plus forte de faire l’amour, pour provoquer plus d’endorphine.

 

 

A noter que même si la majorité des personnes menstruées notent une augmentation de leur libido pendant leurs règles, certaines personnes ont au contraire, pas la moindre envie de partager leur lit. La douleur, la sensation de mal-être ou l’inconfort peuvent être autant de raisons qui n’encouragent pas la libido à ce moment du cycle.

 

Voilà ! On espère avoir répondu à toutes vos questions sur la joyeuse pratique du sexe pendant les règles !
Si vous avez davantage de questions auxquelles nous n’avons pas répondu ici, nos DM sont ouverts sur Instagram, sur @fava_officiel, et l’espace commentaire est à votre disposition !

 

Réglez bien, sexez bien !

 

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Sources :

https://www.santemagazine.fr/sante/dossiers/puberte-et-regles/4-choses-a-savoir-sur-le-sexe-pendant-les-regles-189049

https://www.huffingtonpost.fr/2017/05/13/8-choses-a-savoir-sur-les-rapports-sexuels-pendant-les-regles_a_22056515/

https://www.pressesante.com/rapport-sexuel-pendant-les-regles-y-a-t-il-des-risques/

https://www.femmeactuelle.fr/enfant/grossesse/quelle-est-la-duree-de-vie-dun-spermatozoide-2028270

 


tampon digital

Comment mettre un tampon facilement ?

Mettre un tampon pour la première fois ça peut être un peu impressionnant voire un peu angoissant. Pourtant, avec les bonnes méthodes et les bonnes pratiques, mettre un tampon devient d’une simplicité sans égale !

Le tampon vient absorber le sang pendant quelques heures, et se révèle très pratique on n’aime pas sentir le sang couler dans sa culotte.

A son extrémité, se trouve une petite ficelle, afin de pouvoir le retirer sereinement.

Maintenant que nous savons mieux ce qu’est exactement un tampon, voyons comment le mettre facilement !

 

I – Quelle taille de tampon choisir ?

C'est parti pour un décrypter les fameuses gouttes des packagings de tampons !

Comment savoir combien de gouttes prendre ?

Il suffit d’observer la quantité de sang perdu pendant ses règles et reconnaitre son type de flux aux différentes étapes de ton cycle.

 

Tu as un flux léger si :

  • Ta serviette est rarement pleine même après 6 à 8h
  • Le sang est rarement rouge vif mais plutôt marronné

 

Tu peux t’orienter vers des tampons pour les flux « légers » ou « minis », souvent représentés par 1 à 2 gouttes sur les packagings.

Chez Fava, ce sont les tampons réguliers qui te conviendront le mieux !

 

Tu as un flux moyen si :

  • Ta serviette est pleine au bout de 4 à 6h d’utilisation
  • Le sang est rouge vif mais il est absorbé quasiment instantanément par la protection

 

Tu peux t’orienter vers des tampons pour les flux « moyens » ou « normaux » souvent représentés par 3 à 4 gouttes sur les packagings.

Chez Fava, ce sont les tampons super qui vous conviendront le mieux !

 

Tu as un flux abondant voire très abondant si :

  • Ta serviette est pleine avant 3h d’utilisation
  • Les fuites sont fréquentes
  • Le sang a du mal à être absorbé instantanément par la protection

 

Tu peux t’orienter vers des tampons pour les flux « abondants » souvent représentés par 4 à 5 gouttes sur les packagings.

Chez Fava, ce sont les tampons super + qui te conviendront le mieux !

 

Si tu as un encore doute sur ton flux, prend toujours la taille la plus petite : il vaut mieux changer de protections régulièrement plutôt que de conserver le tampon trop longtemps à l’intérieur de son vagin, qui risquerait de provoquer un choc toxique, un syndrome rare mais très grave.

Pour en savoir plus sur le SCT, rendez-vous en fin d’article.

 

A noter que le flux peut varier tout au long de sa vie mais aussi de son cycle, plusieurs tailles de tampons sont parfois nécessaires pour couvrir tout un cycle.

tampon digital

II – Comment mettre un tampon digital ?

Aussi appelé tampon « sans applicateur », un tampon digital est un tampon que l’on met uniquement à l’aide de ses doigts.

Voilà un petit guide pour t’aider à mettre le tampon facilement :

  1. Met toi dans la position qui te semble la plus pratique : un pied sur la cuvette, accroupi.e, assis.e sur les toilettes…
  2. Insère la pointe du tampon à l’entrée du vagin puis pousse l’arrière du tampon pour l’enfoncer entièrement, jusqu’à la moitié de ton doigt.
  3. Vérifie que tu peux attraper facilement la ficelle et que le tampon ne te gêne pas.

S’il te gène, tire délicatement sur la ficelle pour l’enlever.

 

III – Comment mettre un tampon avec un applicateur ?

Un tampon avec un applicateur ressemble un tampon digital à l’exception près qu’il est doté d’un piston (en plastique ou en carton) à son siège pour t’aider à l’insérer dans ton vagin.

 

Voilà un petit guide pour t’aider à mettre le tampon facilement :

  1. Met toi dans la position qui te semble la plus pratique : un pied sur la cuvette, accroupi.e, assis.e sur les toilettes…
  2. Insère la pointe du tampon de quelques centimètres.
  3. Pousse sur le piston délicatement pour libérer le tampon.
  4. Vérifie que tu peux attraper facilement la ficelle et que le tampon ne te gêne pas. S’il te gène, tire délicatement sur la ficelle pour l’enlever.
  5. Jette l’applicateur à la poubelle

 

IV – Les précautions d’usages et les bons gestes

A. Les bons gestes à adopter

Afin de pouvoir mettre un tampon en toute sécurité, il existe plusieurs règles à respecter :

 

  1. Se laver les mains AVANT et APRES la pose d’un tampon

Pour éviter que tout un tas de bactéries viennent se nicher dans son vagin, il est nécessaire d’avoir les mains propres pour mettre un tampon ou tout autre type de protection interne.

 

  1. Change ton tampon toutes les 4h à 6h maximum

Pour éviter la prolifération du staphylocoque doré, il est très important de ne pas garder de protections internes plus de 6h, voire 4h si tu as des règles abondantes.

Même si ton tampon n’est pas plein, pense bien à le retirer quand même, toujours pour éviter de contracter le syndrome du choc toxique.

 

  1. Ne garde jamais un tampon pour dormir

A moins que tu ne dormes que 4h par nuit, ce qu’on ne te souhaite pas… si tu mets un tampon pour dormir, tu ne pourrais pas veiller à le changer régulièrement.

Préfère les protections externes, comme les serviettes ou les culottes menstruelles pour dormir.

 

  1. Préfère les tampons bio

C’est une chose à laquelle on ne pense pas forcément directement lorsque l’on va porter une protection, mais qui pourtant, au-delà d’être une solution plus écologique, est une solution saine et non-nocive pour la santé, à l’inverse des protections non-bio.

En effet, ces dernières sont remplies de pesticides, de parfum, de perturbateurs endocriniens qui peuvent porter atteinte à ta santé à moyen ou à long terme.

 

 

B. Le syndrome du choc toxique (SCT)

Lorsque l’on porte des protections internes (tampons, cup) il faut savoir qu’il existe un risque de contracter le syndrome du choc toxique (SCT), une infection très rare mais malheureusement tout aussi grave.

 

Le SCT est une infection causée par la présence dans ton corps du staphylocoque doré.

Les symptômes du SCT ressemblent à ceux d’une grippe :

  • Forte fièvre soudaine
  • Douleurs musculaires
  • Vomissements
  • Diarrhées
  • Maux de tête
  • Étourdissements
  • Éruptions cutanées (qui peuvent ressembler à un coup de soleil)

Si tu constates ces symptômes, retire ta protection et consulte un médecin immédiatement.

Si tu as déjà souffert du SCT, préfère les protections externes comme les serviettes ou les culottes menstruelles.

 

A noter que l’apparition du SCT n’est pas lié à la composition des protections intimes, mais bel et bien à leur utilisation.

 

V – Mettre un tampon : les questions fréquentes

Comment faire pour savoir si le tampon est bien positionné ?

Rien de plus simple ! Le tampon ne doit jamais te gêner, tu ne devrais même pas le sentir.

Si c’est le cas, c’est qu’il n’est pas à sa bonne place.

Pas de panique ! Enlève-le et réessaie ! Après quelques entrainements, tu le ferras sans même réfléchir.

 

Que faire si la ficelle de mon tampon est perdue ?

Déjà on respire ! Ce genre de chose arrive rarement et n’a rien de dramatique si les bons gestes sont adoptés.

 

D’abord essaie d’aller chercher avec ton doigt si tu n’arrives pas à attraper ton tampon ou la ficelle du tampon.

Si tu n’y arrives pas, rend toi directement chez un.e professionnel.le de santé qui t’aidera à l’enlever.

 

Que faire si j’ai oublié d’enlever mon tampon avant d’en mettre un autre ?

Effectivement, il peut arriver d’ajouter un nouveau tampon avant d’enlever le premier.

Dans ce cas, enlève d’abord le tampon que tu viens de mettre, puis essaie d’atteindre le second tampon.

 

Si tu n’y arrives pas, rend toi directement chez un.e professionnel.le de santé qui t’aidera à l’enlever.

 

Peut-on mettre un tampon lorsqu’on est vierge ?

Oui, aucune incompatibilité à cela : le tampon n’est pas censé aller percer l’hymen.

Tu peux donc très bien mettre un tampon même en étant vierge !

 

 

Voilà, tu sais maintenant tout pour un mettre un tampon le plus facilement possible !

Et si tu cherches des tampons en coton bio, sans produits chimiques, rend-toi directement sur www.befava.com pour choisir les tampons qu’il te faut !

 

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Les premières règles, tout ce qu'il faut savoir

La culotte menstruelle, comment ça marche ?

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goutte d'eau

Fuites urinaires chez les femmes : causes et traitements

Sujet plutôt tabou, les fuites urinaires concernent pourtant 1 femme sur 3, pouvant même aller jusqu’à des problèmes d’incontinence urinaire. Cela perturbe grandement leur quotidien, elles n’osent pas toujours en parler, et elles entendent dire que c’est un phénomène normal en prenant de l’âge ou après avoir eu des enfants… Il existe pourtant des solutions que nous allons voir ensemble !

 

  • Qu’est-ce qu’une fuite urinaire chez la femme ?

Cela se manifeste par quelques gouttes d’urine qui s’échappent lors d’un fou rire, un éternuement, ou bien lorsque vous toussez, sautez, dansez, ou courrez... Cela peut être aussi des envies très pressantes d’aller aux toilettes avec une difficulté à vous retenir.

Au début cela peut être quelques gouttes, que l’on ne remarque même pas. Puis cela peut s’accentuer si rien n’est fait.

 

  • Qui peut être touché par l’incontinence urinaire ?

Les femmes les plus touchées sont celles ayant eu plusieurs enfants ou étant en surpoids. La grossesse, l’accouchement par voie basse, ainsi que la ménopause, participent au relâchement du périnée et aux fuites urinaires.

Les hommes peuvent aussi y être sujets, en particulier s’il y a des problèmes de santé au niveau de la prostate.

 

goutte d'eau

 

  • Qu’est-ce qui cause l’incontinence urinaire des femmes ?

La cause principale est l’affaiblissement des muscles du périnée, en raison de l’accouchement, de la ménopause, de la sédentarité, de la chirurgie, de l’obésité, etc. Les sphincters - ces muscles autour de l’urètre et de l’anus qui « ferment les sorties » - ne sont plus aussi efficaces qu’avant dans leur rôle obturateur, si bien que la vessie se vide de ses urines sans qu’elles ne soient retenues. Nous allons détailler certaines causes ci-dessous.

  • Un trouble de la zone du petit bassin ou du périnée

Cela peut venir d’un fibrome qui fait pression ou d’un utérus trop antéversé qui pèse sur la vessie. Une perte de tonicité des muscles du plancher pelvien dues à la sédentarité et au manque d’activité physique favorise également ce phénomène. Cela peut aussi être dû à un alitement prolongé ou une intervention chirurgicale pelvienne.

 

  • La grossesse :

Pendant la grossesse et lors de l’accouchement par voie basse, la vessie est mise à mal. Les ligaments suspenseurs qui maintiennent la vessie en place, ainsi que les fibres musculaires du périnée, peuvent être très étirés lors du passage de l’enfant et se retrouvent distendus. Il peut y avoir notamment ce que l’on appelle une « descente d’organes ». Tout cela favorise les fuites urinaires par la suite.

 

  • La ménopause

Lors de la ménopause, les tissus et ligaments suspenseurs vont perdre de leur tonicité. La vessie, très sensible à l’imprégnation en œstrogènes, peut devenir moins tonique du fait de la chute hormonale. Cela peut provoquer des fuites urinaires, ainsi qu’une tendance à avoir des cystites ou infections urinaires de façon plus fréquente. Pensez aussi à vérifier l’état de la colonne vertébrale au niveau des lombaires, car l’arthrose peut favoriser l’incontinence selon la zone touchée.

 

  • Quels solutions pour les fuites urinaires ?

Le phénomène n’est pas irréversible comme on peut parfois l’entendre dire. Il est possible d’apaiser certains effets voire même de supprimer complètement les fuites urinaires pour retrouver sa sérénité au quotidien.

Le temps de mettre ces solutions en place, pensez à votre confort et à rester au sec en toutes circonstances : portez des protections hygiéniques ou culottes menstruelles. Et pour éviter de trop se lever la nuit pour aller aux toilettes, il sera conseillé de boire dans la journée avant 18h. On évitera donc les tisanes le soir.

 

  • La rééducation périnéale

Il est possible de remuscler et rééduquer le périnée, pour retrouver une tonicité des fibres musculaires. Cela permet au plancher pelvien de faire son travail de soutien des organes (vessie, utérus et rectum) et aux sphincters de jouer leur rôle d’obturateur pour se retenir le temps d’aller aux toilettes. La rééducation périnéale est d’ailleurs systématiquement recommandée après un accouchement.

Des exercices accessibles à toutes personnes - y compris celles qui ne pratiquent pas d’activité physique - permettent un renforcement de la zone. Il suffit de contracter et relâcher les muscles du périnée de façon douce et régulière, comme si on se retenait d’aller aux toilettes. Cela peut être combiné au rythme de la respiration. Pour obtenir un résultat, il est recommandé de le faire pendant 5 minutes tous les matins et tous les soirs. Le pilates est également un sport recommandé dans cette situation. Demandez conseil à votre sage-femme ou gynécologue.

Les œufs de yoni – pierres polies et arrondies de la forme d’un œuf – ont aussi un véritable bienfait sur la santé du périnée, du vagin et de toute la zone du petit bassin. Au contact de la pierre, un vrai travail énergétique s’effectue, avec une tonification, une meilleure circulation et lubrification.

 

  • L’ostéopathie

Comme le décrit Catherine Rybus, dans son livre « Si j’avais su ! L’ostéopathie au service des femmes », l’ostéopathe va pouvoir « réharmoniser par voie interne le plancher de votre vessie » et la remonter si la tête du bébé l’a descendu par exemple. Il va aussi libérer les éventuelles tensions du périnée qui « compriment latéralement votre vessie comme un étau » et qui donnent une sensation de pesanteur et une envie plus fréquente d’uriner.

 

  • Hygiène de vie & naturopathie

    • Boire à sa soif, sans forcer. Perdre du poids si nécessaire.
    • Cure d’eau de quinton de 3 mois, pour reminéraliser les sphincters et les tissus.
    • Eviter les aliments diurétiques (qui stimulent l’élimination de l’urine) comme le thé, l’ail, l’oignon, le poireau… ainsi que les sodas, le café et les boissons pétillantes qui sollicite beaucoup la vessie.
    • Se masser le bas-ventre 2 - 6 fois / jour selon les besoins, pendant 7 jours, pour tonifier les tissus profonds de la sphère uro-génitale, avec des huiles essentielles tonifiantes et astringentes : cyprès toujours vert + ciste ladanifère + géranium bourbon, que l’on mélange à une huile végétale. Déconseillé aux femmes enceintes et allaitantes et en cas d’antécédents de pathologie hormonodépendante.
    • Faire une cure de gemmothérapie : bourgeons de chêne, figuier et myrtillier : 5-10 gouttes de chaque à boire dans un peu d’eau avant les repas, en cure de 3 semaines.
    • Boire des tisanes de plantes : prêle des champs (plante reminéralisante qui renforce et régénère les tissus et les muqueuses), busserole (plante astringente qui tonifie l’ensemble du système urinaire), etc.

 

  • La chirurgie quand cela est vraiment nécessaire

Si vous êtes à un stade avancé, et que rien n’a fonctionner, la chirurgie peut être une solution pour mettre fin aux fuites urinaires. L’ostéopathe Catherine Rybus explique qu’un chirurgien peut « installer un dispositif interne qui remplacera vos ligaments distendus qui ne font plus le boulot de suspension de vos organes. De la simple bandelette qui soutiendra votre vessie au dispositif plus complexe quand tout est distendu, il y a des solutions ».

 

Pour vous accompagner et avoir des conseils personnalisés selon votre situation, demandez conseil à votre sage-femme, gynécologue ou naturopathe !

 

Audrey Arène

Naturopathe & réflexologue

www.audreyarene.com

 

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