Troubles intimes

vaginisme - main sur le ventre

Le vaginisme, qu'est-ce que c'est ?

 

Le vaginisme est loin d’être l’un des troubles intimes les plus connus.

Il est même parfois qualifié de « trouble imaginaire », souvent du au fait qu’il est (à tort) associé systématiquement à une souffrance psychologique liée à sa sexualité.

Défini le plus souvent comme étant l’apparition de douleur lors d’une pénétration, il s’avère être un peu plus complexe, et relève en fait de vraies réaction physiologiques.

 

Et contrairement à ce que l’on pourrait penser, il est très fréquent ! On estime à 1 personne sur 5 qui est ou sera touchée par le vaginisme, et représente 30% des consultations de sexologie.

 

Il n’existe aucun débat, le vaginisme provoque bel et bien des douleurs, voire empêche de vivre la sexualité voulue.

Mais savons-nous vraiment ce qu’est le vaginisme ? Et comment vivre sa sexualité lorsque nous sommes concerné.e.s ?

 

Fava à la rescousse, on a mené notre enquête, et on vient vous apporter toutes les réponses à vos questions !

 

Avant de continuer, nous profitons de remercier chaleureusement Elise Thiébaut et Camille Tallet, autrices du livre « Au bonheur des vulves », paru aux éditions LEDUC, pour la mine d’informations qu’est leur livre. Ce dernier s’est révélé être un véritable support pour la rédaction de cet article.

Merci à elles, et n’hésitez pas à aller lire leur livre !

 

#1 Le vaginisme, qu’est-ce que c’est ?

 

  • Le périnée, acteur principal de la pathologie

 

Pour comprendre le vaginisme, il faut se pencher sur le principal intéressé : le périnée.

Le périnée, c’est un « hamac de muscles » situé dans la zone pelvienne, allant chez les personnes vulvaires de l’os du pubis jusqu’au coccyx.

 

Il est responsable de maintenir les voies digestives, urinaires et génitales. Typiquement, c’est lui qui se charge de l’ouverture et la fermeture de la vessie.

Le périnée est un muscle merveilleux, mais qui, dans le cadre du vaginisme, nous donne un peu de fil à retordre.

 

Puisque le vaginisme, c’est la contraction réflexe et involontaire des muscles du périnée lors d’une pénétration, la rendant douloureuse, voire impossible.

Ici, ce n’est pas la contraction qui est douloureuse, mais bien la tentative de pénétration.

On distingue deux types de vaginismes :

  • Le vaginisme primaire, existant depuis « toujours »
  • Et le vaginisme secondaire, qui apparait au cours de sa sexualité.

 

vaginisme - main sur le ventre

  • Loin des idées reçues

 

Le vaginisme, comme beaucoup de pathologies vulvaires, est victime de nombreuses idées reçues, alors revenons sur celles-ci.

 

  • Le vaginisme, c’est dans la tête !

Oui et non. Disons qu’il se peut que la contraction du périnée soit effectivement liée à un traumatisme, donc psychologique. Mais les contractions elles, existent belles et bien.

 

  • Une personne atteinte de vaginisme ne peut pas mettre de tampon.

Et bien parfois si, et parfois non. En fait, il se peut que les contractions n’aient lieu que lors de la pénétration de certaines choses, que lors de la pénétration d’un pénis par exemple, tandis que la pénétration d’un tampon, d’un spéculum ou d’un jouet ne soit pas douloureuse.

Il arrive même que le pénis de certains partenaires le soit, tandis que d’autres non.

 

  • Les personnes atteintes de vaginisme ne peuvent pas avoir d’enfant.

Encore une fois, oui et non. Le vaginisme n’a pas d’impact direct sur la fertilité, en revanche, si cela rend la pénétration impossible, il n’est évidemment pas possible de concevoir un enfant dans le cadre d’un couple hétérosexuel. A noter que la pathologie n’est pas irréversible, et est (heureusement) amenée à disparaitre.

 

  • Le vaginisme résulte tout le temps d’un choc psychologique.

C’est sans doute l’idée reçue la plus courante. Pour y répondre, dédions à cette question une partie spéciale de l’article !

 

 

#2 Les causes du vaginisme

 

  • Les causes psychologiques

Il arrive que le vaginisme survienne après un choc psychologique, récent ou non. Parmi ces chocs l’on retrouve souvent les agressions sexuelles, les viols, ou plus largement les abus sexuels. Le corps envoie ici le message d’empêcher la pénétration pour se protéger.

 

Mais on retrouve aussi des causes diverses : inhibition, appréhension de la sexualité, croyances culturelles ou religieuses, traumatisme lors de l’accouchement… qui elles aussi peuvent amener le corps à se « protéger ».

 

  • Les autres causes

Au-delà de la psychologie, les muscles périnéaux peuvent se contracter en cas de sécheresse, infection, maladie dermatologique inflammatoire, ou d’une chirurgie récente…

 

 

#3 Quelles sont les solutions ?

 Bien heureusement, il existe un tas de solutions pour se sortir du vaginisme, même si le remède miracle n’existe pas ! Chaque personne est différente, et il faut souvent un peu de temps et s’armer de patience.

 

  • Les méthodes dites « naturelles »

La plupart des solutions au vaginisme ne sont pas médicamenteuses, puisque s’il ne résulte pas d’une maladie, il résulte du mental.

 

Pour se détendre, il peut être conseillé de pratiquer le yoga, la méditation, la sophrologie, pour apprendre à communiquer sainement avec son corps et donc, renouer avec sa sexualité.

 

En cas de choc psychologique, les thérapies peuvent être envisagées : psychothérapies, EMDR (thérapie de désensibilisation aux traumatismes) …

 

Mais aussi l’acupuncture ou l’homéopathie peut vous être proposé, en fonction de vos croyances.

 

Et la méthode sans doute la moins contraignante et la moins onéreuse… la masturbation ! Elle permet de vous reconnecter avec votre sexualité, à votre rythme et en douceur. D’abord sans pénétration, puis en l’intégrant petit à petit lors de vos séances.

Naturellement, cette solution ne doit pas avoir lieu que si vous le désirez.

 

  • Les méthodes médicamenteuses

 

Il arrive que les méthodes naturelles ne suffisent pas toujours, et que le vaginisme soit difficile à vivre dans la sexualité de certain.e.s.

Il est alors tout à fait possible de se tourner vers des traitements médicamenteux, venant soulager symptomatiquement le vaginisme : des anxiolytiques, des antidépresseurs ou de la crème anesthésiante pour empêcher les douleurs.

Les solutions adaptées sont propres à chacun.e, en fonction de son histoire et de ses ressentis.

 

 

#4 Vivre avec le vaginisme

 

  • Réapprendre sa sexualité

Être atteint.e de vaginisme, ne veut pas dire faire une croix sur sa sexualité. Peu importe votre genre ou votre orientation sexuelle, la pénétration n’est pas la seule pratique sexuelle possible d’envisager, et n’est pas – par défaut – le cœur d’un rapport. Il peut donc être envisagé d’imaginer une autre forme de rapports sexuels avec votre/vos partenaires si vous le souhaitez.

Cependant, il est entendable que vous n’ayez pas envie de pratiquer une quelconque activité sexuelle non plus, ou de ne pas vouloir en faire si une pénétration n’a pas lieu. C’est vous qui choisissez !

 

L’important, c’est de rester à l’écoute de soi, qu’importe vos désirs.

 

  • Le vaginisme, loin d’être une fatalité 

Comme déjà dit plus haut, le vaginisme n’est pas irréversible. Dans la plupart des cas, il faut un peu de temps pour que vous, et votre corps, soyez capables de (re)pratiquer une pénétration, qu’elle soit sexuelle ou non.

 

Avec du temps, de l’aide, et surtout avec beaucoup de bienveillance, le vaginisme peut être résolu.

 

 

Et c’est comme cela que nous conclurons cet article. En vous rappelant que vous n’êtes pas seul.e, qu’il est fréquent chez les personnes vulvaires, et qu’il est possible d’en guérir.

 

N’hésitez pas à vous tourner vers un.e professionnel.le de santé si vous en êtes atteint.e ou si vous pensez l’être.

 

N’hésitez pas non plus à poser toutes vos questions sur le vaginisme en commentaire et à partager cet article !

 

 

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Sources :

« Au bonheur des vulves » - Elise Thiébaut et Camille Tallet

https://doctonat.com/vaginisme-traitement/

https://sante.journaldesfemmes.fr/fiches-anatomie-et-examens/2552720-perinee-definition-anatomie-comment-le-masser/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


goutte d'eau

Fuites urinaires chez les femmes : causes et traitements

Sujet plutôt tabou, les fuites urinaires concernent pourtant 1 femme sur 3, pouvant même aller jusqu’à des problèmes d’incontinence urinaire. Cela perturbe grandement leur quotidien, elles n’osent pas toujours en parler, et elles entendent dire que c’est un phénomène normal en prenant de l’âge ou après avoir eu des enfants… Il existe pourtant des solutions que nous allons voir ensemble !

 

  • Qu’est-ce qu’une fuite urinaire chez la femme ?

Cela se manifeste par quelques gouttes d’urine qui s’échappent lors d’un fou rire, un éternuement, ou bien lorsque vous toussez, sautez, dansez, ou courrez... Cela peut être aussi des envies très pressantes d’aller aux toilettes avec une difficulté à vous retenir.

Au début cela peut être quelques gouttes, que l’on ne remarque même pas. Puis cela peut s’accentuer si rien n’est fait.

 

  • Qui peut être touché par l’incontinence urinaire ?

Les femmes les plus touchées sont celles ayant eu plusieurs enfants ou étant en surpoids. La grossesse, l’accouchement par voie basse, ainsi que la ménopause, participent au relâchement du périnée et aux fuites urinaires.

Les hommes peuvent aussi y être sujets, en particulier s’il y a des problèmes de santé au niveau de la prostate.

 

goutte d'eau

 

  • Qu’est-ce qui cause l’incontinence urinaire des femmes ?

La cause principale est l’affaiblissement des muscles du périnée, en raison de l’accouchement, de la ménopause, de la sédentarité, de la chirurgie, de l’obésité, etc. Les sphincters - ces muscles autour de l’urètre et de l’anus qui « ferment les sorties » - ne sont plus aussi efficaces qu’avant dans leur rôle obturateur, si bien que la vessie se vide de ses urines sans qu’elles ne soient retenues. Nous allons détailler certaines causes ci-dessous.

  • Un trouble de la zone du petit bassin ou du périnée

Cela peut venir d’un fibrome qui fait pression ou d’un utérus trop antéversé qui pèse sur la vessie. Une perte de tonicité des muscles du plancher pelvien dues à la sédentarité et au manque d’activité physique favorise également ce phénomène. Cela peut aussi être dû à un alitement prolongé ou une intervention chirurgicale pelvienne.

 

  • La grossesse :

Pendant la grossesse et lors de l’accouchement par voie basse, la vessie est mise à mal. Les ligaments suspenseurs qui maintiennent la vessie en place, ainsi que les fibres musculaires du périnée, peuvent être très étirés lors du passage de l’enfant et se retrouvent distendus. Il peut y avoir notamment ce que l’on appelle une « descente d’organes ». Tout cela favorise les fuites urinaires par la suite.

 

  • La ménopause

Lors de la ménopause, les tissus et ligaments suspenseurs vont perdre de leur tonicité. La vessie, très sensible à l’imprégnation en œstrogènes, peut devenir moins tonique du fait de la chute hormonale. Cela peut provoquer des fuites urinaires, ainsi qu’une tendance à avoir des cystites ou infections urinaires de façon plus fréquente. Pensez aussi à vérifier l’état de la colonne vertébrale au niveau des lombaires, car l’arthrose peut favoriser l’incontinence selon la zone touchée.

 

  • Quels solutions pour les fuites urinaires ?

Le phénomène n’est pas irréversible comme on peut parfois l’entendre dire. Il est possible d’apaiser certains effets voire même de supprimer complètement les fuites urinaires pour retrouver sa sérénité au quotidien.

Le temps de mettre ces solutions en place, pensez à votre confort et à rester au sec en toutes circonstances : portez des protections hygiéniques ou culottes menstruelles. Et pour éviter de trop se lever la nuit pour aller aux toilettes, il sera conseillé de boire dans la journée avant 18h. On évitera donc les tisanes le soir.

 

  • La rééducation périnéale

Il est possible de remuscler et rééduquer le périnée, pour retrouver une tonicité des fibres musculaires. Cela permet au plancher pelvien de faire son travail de soutien des organes (vessie, utérus et rectum) et aux sphincters de jouer leur rôle d’obturateur pour se retenir le temps d’aller aux toilettes. La rééducation périnéale est d’ailleurs systématiquement recommandée après un accouchement.

Des exercices accessibles à toutes personnes - y compris celles qui ne pratiquent pas d’activité physique - permettent un renforcement de la zone. Il suffit de contracter et relâcher les muscles du périnée de façon douce et régulière, comme si on se retenait d’aller aux toilettes. Cela peut être combiné au rythme de la respiration. Pour obtenir un résultat, il est recommandé de le faire pendant 5 minutes tous les matins et tous les soirs. Le pilates est également un sport recommandé dans cette situation. Demandez conseil à votre sage-femme ou gynécologue.

Les œufs de yoni – pierres polies et arrondies de la forme d’un œuf – ont aussi un véritable bienfait sur la santé du périnée, du vagin et de toute la zone du petit bassin. Au contact de la pierre, un vrai travail énergétique s’effectue, avec une tonification, une meilleure circulation et lubrification.

 

  • L’ostéopathie

Comme le décrit Catherine Rybus, dans son livre « Si j’avais su ! L’ostéopathie au service des femmes », l’ostéopathe va pouvoir « réharmoniser par voie interne le plancher de votre vessie » et la remonter si la tête du bébé l’a descendu par exemple. Il va aussi libérer les éventuelles tensions du périnée qui « compriment latéralement votre vessie comme un étau » et qui donnent une sensation de pesanteur et une envie plus fréquente d’uriner.

 

  • Hygiène de vie & naturopathie

    • Boire à sa soif, sans forcer. Perdre du poids si nécessaire.
    • Cure d’eau de quinton de 3 mois, pour reminéraliser les sphincters et les tissus.
    • Eviter les aliments diurétiques (qui stimulent l’élimination de l’urine) comme le thé, l’ail, l’oignon, le poireau… ainsi que les sodas, le café et les boissons pétillantes qui sollicite beaucoup la vessie.
    • Se masser le bas-ventre 2 - 6 fois / jour selon les besoins, pendant 7 jours, pour tonifier les tissus profonds de la sphère uro-génitale, avec des huiles essentielles tonifiantes et astringentes : cyprès toujours vert + ciste ladanifère + géranium bourbon, que l’on mélange à une huile végétale. Déconseillé aux femmes enceintes et allaitantes et en cas d’antécédents de pathologie hormonodépendante.
    • Faire une cure de gemmothérapie : bourgeons de chêne, figuier et myrtillier : 5-10 gouttes de chaque à boire dans un peu d’eau avant les repas, en cure de 3 semaines.
    • Boire des tisanes de plantes : prêle des champs (plante reminéralisante qui renforce et régénère les tissus et les muqueuses), busserole (plante astringente qui tonifie l’ensemble du système urinaire), etc.

 

  • La chirurgie quand cela est vraiment nécessaire

Si vous êtes à un stade avancé, et que rien n’a fonctionner, la chirurgie peut être une solution pour mettre fin aux fuites urinaires. L’ostéopathe Catherine Rybus explique qu’un chirurgien peut « installer un dispositif interne qui remplacera vos ligaments distendus qui ne font plus le boulot de suspension de vos organes. De la simple bandelette qui soutiendra votre vessie au dispositif plus complexe quand tout est distendu, il y a des solutions ».

 

Pour vous accompagner et avoir des conseils personnalisés selon votre situation, demandez conseil à votre sage-femme, gynécologue ou naturopathe !

 

Audrey Arène

Naturopathe & réflexologue

www.audreyarene.com

 

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Ovaires atteints

Vivre avec le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK)

Le syndrome des ovaires polykystiques, ou le SOPK, est une pathologie bien plus répandue que ce que l’on pourrait croire.

Alors, pour le mois de sensibilisation à ce syndrome, nous avons eu la chance d’interviewer Ophélie, présidente et fondatrice de l’association Asso’SOPK pour répondre à nos nombreuses questions sur cette pathologie.

Atteint.e de cette maladie ou non, si vous voulez en savoir plus sur le SOPK, c’est ici que ça se passe !

L’interview vidéo se trouve sur notre Instagram, n’hésitez pas à y faire un tour !

 

#1 : Le SOPK, c’est quoi ?

Ophélie nous explique : « c’est une pathologie chronique et endocrienne qui touche 1 femme sur 7 […] bien qu’aujourd’hui les chiffres tendent plutôt vers 1 femmes sur 5 ».

En bref, c’est une pathologie causée par un dérèglement hormonal (présence exacerbée d’androgènes), qui vient causer l’apparition de follicules (contenant des ovules/ovocytes) sur les ovaires en trop grande quantité.

Dans les faits, le nom porte à confusion, puisqu’on ne parle pas ici de « kyste » mais bel et bien de « follicule ».

Aujourd’hui, la pathologie est encore, selon Ophélie, trop méconnue et mal reconnue.

SOPK x Asso'SOPK

#2 : Quels sont les symptômes les plus fréquents du SOPK ?

D’abord, cela va être des signes d’hyperandrogénie : pilosité exacerbée, acné, perte de cheveux.

Mais aussi des troubles du cycle menstruel : irrégularité voire absence de règles, accompagnés de douleurs.

Le poids est aussi souvent un indicateur pour le SOPK : les personnes atteintes ont tendance à prendre du poids plus facilement que la moyenne. Une perte de poids est possible aussi, bien que plus rare.

 

#3 : Quel est le parcours vers un diagnostic ?

Pour qu’il soit prononcé, il faut la présence d’au moins 2 des 3 critères de Rotterdam :

  • Hyperandrogénie clinique (acné, alopécie*, hirsutisme**) ou biologique

*perte de cheveux importante **pilosité répartie de façon « masculine » (visage, torse…)

-  Troubles du cycle menstruel

- Augmentation du volume des ovaires à l’échographie

Le diagnostic met en général plusieurs années avant d’être prononcé. En moyenne, on parle de 2 ans (selon la prise en charge de la patiente).

Mais pourquoi autant de temps ?

Ophélie nous explique que lorsqu’une femme vient en consultation pour des symptômes similaires à ceux du SOPK, on la dirige souvent vers une pilule contraceptive, qui masquera les symptômes lors de sa prise.

Dans le schéma classique, la patiente viendra reconsulter que lorsque qu’elle aura un désir d’enfant, quand la pilule cessera d’être prise et les symptômes de nouveau présents.

 

 #4 : Existe-t-il des traitements contre le SOPK ?

Aujourd’hui, il n’existe pas de traitement à proprement parlé contre le SOPK.

Mais bon, il y a quand même des solutions pour pallier ces symptômes (et heureusement…)

La première solution, c’est de prendre une pilule contraceptive, qui aura l’effet d’apaiser les symptômes.

Des traitements peuvent être envisagés pour venir réguler l’acné, la perte de cheveux ou la pilosité.

Dans le cadre d’une grossesse, différentes solutions peuvent vous être proposées : comprimés de citrate de clomifène, intervention chirurgicale ou injection, en fonction de vos besoins.

A noter que les différentes interventions dépendent à chaque fois de la patiente.

 

 #5 : Quelles sont les répercussions dans la vie d’une personne atteinte du SOPK ?

Du côté de la santé physique :

  • Les personnes atteintes du SOPK sont plus à même de développer un diabète de type 2. Sachant que sur l’ensemble des patient.e.s, 75% ont une résistance à l’insuline.
  • Une plus forte prédisposition aux migraines;
  • A la fatigue chronique

 

Du côté de la santé mentale :

  • Les troubles du métabolisme peuvent avoir un impact direct sur son image et son estime personnelle : prise de poids, pilosité, perte de cheveux, acné…
  • Les personnes souffrant du SOPK sont plus sujettes à la dépression, suite à leur dérèglement hormonal.

 

Du côté de la sexualité :

  • Le SOPK peut provoquer des dyspareunies (douleurs lors des rapports)
  • Mais également des troubles de la libido.

 

On comprend alors que bien que le SOPK n’est pas une pathologie grave ou mortelle en soi, elle entraîne cependant des répercussions importantes dans la vie d’une personne malade. Des répercussions qu’il est nécessaire de prendre en compte.

 

#6 : Comment peut-on aider à son échelle contre le SOPK ?

Personne atteinte ou non, peut-être connaissons-nous une personne atteinte du SOPK dans notre entourage.

Selon Ophélie, la première chose à faire est de rester bienveillant.e avec cette personne, en essayant de comprendre sa pathologie.

Ensuite, il est possible de s’informer, pour soi ou pour les autres sur le SOPK. Pour cela, le site de l’association et le site de l’Inserm, sont des sources fiables pour s’informer sur la pathologie.

Enfin, il est possible de faire des dons pour la recherche et/ou s’engager dans différentes associations traitant du sujet, comme Asso’SOPK.

 

 

Le syndrome des ovaires polykystiques, bien que très répandu, ne connait pas encore une visibilité de taille.

Alors pour encourager la prise de parole sur ce sujet, n’hésitez pas à parler de l’association autour de vous, et partagez cet article !

 

 

Sources :

  • Le syndrome des ovaires polykystiques en question – Merck
  • Asso’SOPK

 

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système reproducteur féminin

Mal à la vulve ? Les différentes douleurs vulvaires

Les douleurs vulvaires (douleurs à la vulve), nous en avons plus ou moins toutes et tous déjà eu. On nous raconte que c’est souvent bénin, qu’il « ne faut pas trop s’inquiéter pour ça ».

Et heureusement, la plupart du temps, tout cela est vrai.

Mais vous voulez que l’on vous confie quelque chose ? La médecine commence à peine à se pencher sur ces sujets. Alors en réalité, on n’en sait encore que très peu.

Pourtant, aujourd’hui en France, 4 millions de femmes vivent avec ces douleurs tous les jours. C’est 15% de la population féminine française.

 

Vous pensez comme nous ? Qu’il faudrait encourager la recherche sur les maladies de la vulve ? Et bien ça tombe bien, parce que notre partenaire de cet article aussi ! Et c’est d’ailleurs son rêve le plus cher. Aujourd’hui, nous vous présentons Vulvae, une application « carnet de santé » dédiée à la vulve et au soin des douleurs vulvaires.

On vous en parle plus en détail à la fin de cet article.

De notre côté, nous avons décidé de dédier cet article aux principales causes des douleurs vulvaires. Et pour cela, un rapide rappel sur l’anatomie de la vulve est de mise !

 

La vulve, qu’est-ce que c’est ?

 

La vulve, c’est la partie externe de l’organe reproducteur féminin. C’est donc à la fois, le mont de vénus, les grandes lèvres, les petites lèvres, le périnée, le clitoris, le vagin…

schéma vulve 

Il est donc plus simple de comprendre pourquoi les causes des douleurs vulvaires peuvent être aussi nombreuses.

En voici quelques exemples.

 

#1 Douleurs vulvaires : Herpès & mycose

Les douleurs dont on entend souvent le nom

L’Herpès

 Qu’est-ce que c’est ?

Infection sexuellement transmissible, l’herpès toucherait environ 20% de la population sexuellement active.

Elle se caractérise par une cloque remplie d’un liquide jaune ou transparent sur la vulve, autour de l’anus voire dans le vagin, qui vient à s’éclater, pour laisser derrière elle une plaie douloureuse.

 

Est-ce que ça se soigne ?

On parle de « poussée d’herpès », lorsque de nouvelles cloques viennent à apparaître. Ces poussées peuvent être liées au stress, à la fatigue, à un changement hormonal…

Ces poussées peuvent avoir lieu régulièrement, comme rester en « dormance » toute la vie. Pourtant, les personnes atteintes sont porteuses du virus à vie.

 

Herpès et relations sexuelles

Bien que bénin, l’herpès est extrêmement contagieux. Il s’agit donc de penser à se protéger lors des rapports sexuels, d’autant plus lorsque l’on sait que l’on en est atteint, pour limiter les risques de contaminations avec son/sa partenaire.

 

Les traitements

Il n’existe pas de traitement spécifique à l’Herpès. Cependant, pour les récidives fréquentes, un préventif antiviral peut être prescrit.

 

La mycose

Qu’est-ce que c’est ?

La mycose est liée à une infection au candida albicans (rien que ça !), un champion naturellement présent dans la flore vaginale. Bénigne, la mycose touche environ 75% des vulves au cours de leur vie.

 

Pourquoi ce champignon pose-t-il problème ?

Il ne pose problème que lorsqu’il se multiplie. C’est là qu’interviennent les démangeaisons, les brûlures, les picotements… bref, si vous avez déjà eu une mycose, vous voyez très bien de quoi on parle ici.

 

Les symptômes

Démangeaisons, picotement, sensations de brûlures, sécrétions vaginales (pertes blanches) plus abondantes et/ou plus visqueuses…

Bref, un vrai bonheur !

Cependant, contrairement aux idées reçues, la mycose n’est pas responsable d’odeur particulière. Si telle est le cas, cela peut être due à une vaginose : un dérèglement de la flore vaginale.

 

Les traitements

On traite l’intérieur et l’extérieur !

L’extérieur par une crème apaisante, et l’intérieur par un antifongique, en forme d’ovule ou de crème.

 

#2 Douleurs vulvaires : Psoriasis & eczéma

Les douleurs liées à la peau

 

Le psoriasis

Qu’est-ce que c’est ?

Le psoriasis est une maladie inflammatoire de la peau, qui ne touche d’ailleurs pas que la vulve.

Il est dû à une régénération de la peau trop rapide pour des raisons inexpliquées, entrainement une inflammation de la peau.

 

À quoi cela ressemble ?

Dans le cas d’un psoriasis vulvaire, il ressemble à des plaques rouges délimitées sur une partie ou l’ensemble de la vulve. Il est bien souvent douloureux lorsqu’on le touche, et peut donc entrainer des difficultés lors des rapports sexuels.

 

Les traitements

Lors des poussées de psoriasis, il est possible de se faire prescrire des corticoïdes pour calmer l’inflammations.

Sur le long terme, il n’existe pas de traitement pour guérir du psoriasis.

 

L’eczéma

Qu’est-ce que c’est ?

Tout comme psoriasis, l’eczéma est une maladie de la peau très fréquente chez les enfants. Il se peut que quelque fois, cette maladie persiste chez l’adulte.

Il peut être présent sur tout le corps, pas seulement sur la vulve.

 

A quoi cela ressemble ?

Les plaques d’eczéma se caractérisent par des zones de sécheresses, parfois rouges et vectrices de démangeaisons.

 

Les traitements

Comme pour l’eczéma classique, l’eczéma vulvaire se soigne par une crème à base de corticoïdes classiques.

 

#3 Douleurs vulvaires : Les autres pathologies

Celles dont personne (ou presque) ne prononcent le nom

 

Vestibulodynie, clitoridodynie, névralgie pudentale, cancer de la vulve, bartholinite, vaginisme… Nombreuses sont les pathologies auxquelles la vulve peut être atteinte.

 

En voici quelques exemples, en version accélérée :

La vulvodynie : douleur à la vulve, sans constation clinique particulière. Considérée comme un trouble de modulation de la douleur.

Formes particulières : vestibulodynie, clitoridodynie.

 

Névralgie pudentale : douleur touchant un nerf pudental (nerf passant par l’anus, le périnée, la vulve, les fesses…).

 

Bartholinite : inflammation des glandes de Bartholin, nécessaire à la lubrification de la vulve.

 

Vaginisme : contraction psychologique et involontaire du périnée, entrainant toute pénétration très douloureuse, voire impossible.

 

Lichen scléreux vulvaire : maladie auto-immune, entrainant sensation de brûlures en urinant, de démangeaisons.

 

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à télécharger le petit guide illustré des pathologies vulvaires, disponible sur le site de vulvae !

Un guide qui nous a d’ailleurs été d’une grande aide pour la rédaction de cet article, afin de trouver des sources fiables et accessibles (parce que les hiéroglyphes de médecin, quand on peut s’en passer…).

 

On vous avait d’ailleurs promis de parler un peu plus de ce super projet, alors chose promise, chose due !

 

1ère application dédiée à la santé de la vulve, elle vous permet de noter toutes les observations au fur et à mesure pour ne rien oublier.

Pour le montrer à votre professionnel.le de santé, rien de plus simple ! Téléchargez le pdf résumant les observations et les symptômes enregistrés.

Retrouvez aussi un accompagnement et des conseils personnalisés grâce à la communauté.

 

Bref, vulvae, c’est le futur de la santé de la vulve et Fava est fière de vous présenter ce projet !

Pour en savoir plus, rendez-vous sur https://www.vulvae.io.

 

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